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A Demand-driven Model of Decentralised Land-use Planning and Natural Resource Management: Experiences from the Chiredzi District of Zimbabwe

Alois Mandondo, Witness Kozanayi

Abstract


Decentralisation should ideally result in the transfer of effective power and control from the state to elected local level authorities – it should take a democratic form. But most decentralisation reforms turn out to be supply-led interventions in which states and other upper level actors, most of whom have a predilection to retain far-reaching control, define the form and extent of powers to be given to local-level authorities, usually resulting in de-concentration. This paper uses empirical evidence from Zimbabwe to argue that decentralisation is likely to result in more thoroughgoing empowerment if it is demand-driven. Even if empowerment is  demanded we note that relations in decentralised arenas are not necessarily always egalitarian. We therefore argue that efforts to resolve the dilemma of community  marginalisation through decentralisation should not lose sight of local level equity dimensions. We caution that demand-driven decentralisation should not be misconstrued as implying that the state and other external actors should  completely retire from the business of the local. Effective empowerment appears to require a preserved role for upper level (non-local) actors, especially in providing political legitimation, technical backstopping, financial support and resolving issues whose solutions transcend the scope and scale of the local.



La décentralisation devrait idéalement aboutir à un transfert effectif de pouvoirs de l’État à des autorités locales élues ou  décentralisation démocratique. Mais la plupart des décentralisations se présentent comme des démarches initiées,  dirigées et contrôlées par l’État et les autorités centrales, qui en définissent la forme et contrôlent les pouvoirs dévolus aux autorités  locales. Ceci conduit finalement à une simple déconcentration. L’article ci-dessous s’appuie sur des évidences empiriques tirées du Zimbabwe pour montrer que la décentralisation semble ne pouvoir renforcer le pouvoir des acteurs périphériques que si elle se présente comme une demande de la base, et non comme une offre étatique. Même lorsque les pouvoirs sont demandés par la  base, et obtenus, les relations entre le niveau central et le niveau local dans les arènes décentralisées ne sont pas toujours  agalitaires. Nous montrons en conséquence que les efforts déployés pour résoudre le dilemme de la marginalisation du niveau  local à travers les  décentralisations ne doivent pas perdre de vue les dimensions de ce niveau local. Nous voulons dire que  même les décentralisations demandées et ‘arrachées’ ne doivent pas impliquer le retrait total de l’État central. Un réel  renforcement des pouvoirs du niveau local va de pair avec le maintien de certains rôles de l’État central, comme la légitimation politique, l’appui au développement local ou  l’expertise technique, et le soutien financier.




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