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Au sortir d’une longue « nuit » institutionnelle, nouvelles transactions entre les politiques forestières et les sociétés rurales en RD Congo post-conflit

Phil René Oyono, Francis Lelo Nzuzi

Abstract


Depuis 2002, la Républiq ue démocratique du Congo (RD Congo), entre «guerres et paix», s’est dotée d’un nouveau Code forestier. Entre autres innovations, le Code forestier considéré pose les bases de la décentralisation de la gestion des forêts. Dans l’esprit du décideur, il s’agit là d’un outil de durabilité forestière, de relance économique et de reconstitution de l’unité du pays. Le présent article fait une revue générale de cette «situation de départ». Il montre que le cadre institutionnel de gestion des forêts congolaises est un levier essentiel dans ces réformes. Il dégage ensuite les atouts, sur le papier, de ce nouveau Code forestier, notamment le  transfert de droits et responsabilités de gestion aux communautés locales. L’article montre enfin comment l’absence des textes d’application et les faibles capacités de l’État peuvent hypothéquer ledit processus de décentralisation.

Since 2002, the Democratic Republic of Congo (DR Congo), between ‘war and peace’, has a new Forestry Law. Among other innovations, this Forestry Law lays down the basis of a decentralization process for forestry management. In the logic of decision-makers, it is a tool for forest sustainability, economic recovery and the reconstitution of the territorial unity of the country, after waves of armed conflicts. This contribution presents the global context of recovery in DR Congo and  characterizes the institutional and legal framework governing forest management in the country. A particular attention is paid to powers and responsibilities awarded to  local communities. The article also analyses key opportunities and uncertainties related to such a decentralization trajectory. «Il faut, pour une réelle  décentralisation, opérer un transfert effectif de pouvoirs à des autorités locales élues, et représentant des intérêts communs. Cette institution d’autorités élues devrait conduire à la négociation des profits et à la coordination de la gestion des bénéfices tirés des ressources naturelles » (Bazaara 2006).




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