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Evaluation du traitement des epileptiques adultes hospitalises dans le service de neurologie du chu de Yopougon a Abidjan - Cote d’Ivoire

Mariam Doumbia-Ouattara, Felix Boa Yapo, Léonard Kouassi Kouame, Ange- Eric Kouame-Assouan, Evelyne Akaanghui Diarra, Thérèse Sonan-Douayoua

Abstract


Description Malgré l’efficacité reconnue des médicaments antiépileptiques (MAE) en Afrique, les structures sanitaires sont sous-utilisées pour des raisons culturelles et économiques.
Objectif Evaluer l’efficacité, la tolérance des MAE et le coût de la prise en charge de l’épilepsie de l’adulte hospitalisé dans un service de neurologie. Méthode: Une étude transversale descriptive fut réalisée sur une période de 2 ans allant de septembre 2002 à octobre 2004 dans l’unité d’hospitalisation du service de Neurologie du CHU de Yopougon. Elle portait sur les dossiers médicaux de 70 patients ayant présenté au moins 2 crises d’épilepsie.
Résultats Les MAE les plus utilisés étaient le phénobarbital (40%), la carbamazépine (24%) et l’acide valproique (14%). Le traitement avait entraîné un arrêt des crises chez 60% des patients. 82% des patients présentaient une bonne tolérance aux MAE. La durée moyenne d’hospitalisation par malade était d’environ 12 jours. Le coût estimatif direct de l’hospitalisation était de 148 715 FCFA (226,71 € ou 280,59 $ US), alors que 14% des patients étaient sans profession et 66% avaient un revenu mensuel inférieur à 50000 FCFA, (76,21 €) et que le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti est égal à 36000 FCFA (54,88 € ou 67,92 $ US). 22% des patients avaient dû quitter le service par manque de moyens financiers.
Conclusion Chez l’adulte épileptique, le traitement médical est efficace. Comme ailleurs en Afrique, les barbituriques restent la molécule de choix. Mais le coût global de la prise en charge, encore largement supérieur au SMIG contribue à rendre ce traitement difficilement accessible à la majorité des populations démunies.




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