African Journal of Neurological Sciences https://www.ajol.info/index.php/ajns <p><em>African Journal of Neurological Sciences</em> (AJNS) is owned and controlled by the Pan African Association of Neurological Sciences (PAANS). The AJNS's aim is to publish scientific papers of any aspects of Neurological Sciences. AJNS is published quarterly. Articles submitted exclusively to the AJNS are accepted if neither the article nor any part of its essential substance, tables, or figures has been or will be published or submitted elsewhere.</p><p>Other websites related to this journal: <a title="http://ajns.paans.org/" href="http://ajns.paans.org/" target="_blank">http://ajns.paans.org/</a></p> Pan African Association of Neurological Sciences en-US African Journal of Neurological Sciences 1992-2647 Copyright for articles published in this journal is retained by the journal. Bilan de 24 mois d’activites neurochirurgicales au Centre hospitalier regional lome commune (Togo) https://www.ajol.info/index.php/ajns/article/view/191145 <p><strong>Objectif:</strong> Présenter et discuter les résultats de l’activité neurochirurgicale au Centre Hospitalier Régional Lomé Commune.</p><p><strong>Patients et Méthode:</strong> Nous avons mené une étude rétrospective de Juillet 2014 à Juillet 2016, incluant les patients opérés pour une affection neurochirurgicale. Les paramètres étudiés étaient épidémiologiques, diagnostiques, chirurgicaux et évolutifs.</p><p><strong>Résultats:</strong> Cent quatre-vingt-douze patients ont été opérés. Leur âge moyen était de 42,14 ans [0-72]. Le sex ratio était de 1,94 en faveur des hommes. La durée moyenne du séjour hospitalier en post opératoire était de 8,2 jours. Les affections dégénératives du rachis ont été la première pathologie concernée par la chirurgie (49,48%), suivies des traumatismes du rachis (17,19%). L’évolution a été favorable dans 90,1% des cas, pour l’ensemble de la série. Nous avons noté 1,6% de cas d’infection du site opératoire, sur l’ensemble de la série.</p><p><strong>Conclusion:</strong> Les résultats sont encourageants pour l’ensemble de la série. L’essor de la pratique neurochirurgicale au Togo nécessite la création d’unités neurochirurgicales indépendantes, une amélioration du plateau technique et une coopération multidisciplinaire.</p><p><strong>Mots clés:</strong> Activité neurochirurgicale, Lomé, neurochirurgie, Togo</p><p><strong>English Title:</strong> 24 months of neurosurgery at Regional Hospital Center of Lome Commune (Togo)</p><p><strong>English Abstract</strong></p><p><strong>Objective:</strong> To present and discuss the neurosurgical practice at the Regional Hospital Center of Lomé (Togo).</p><p><strong>Patients and Method:</strong> We conducted a retrospective study from July 2014 to July 2016 (24 months), for all patients who underwent surgery. The studied parameters were epidemiological, diagnostic, surgical and evolution.</p><p><strong>Results:</strong> 192 patients underwent surgery. The average age were 42.14 years and the sex ratio 1.94. Degenerative (49.48%) and spine neurotraumatology diseases were frequently observed (17,19%). Post-surgical evolution was favorable in 90.1% and 1.6% of the patients had post-surgical infections.</p><p><strong>Conclusion:</strong> Our results are encouraging. The treatment’s condition need an improvement on our technical environment, a ward dedicated to neurosurgery and a multidisciplinary cooperation.</p><p><strong>Keywords:</strong> Neurosurgical practice, Togo, Neurosurgery, Lomé</p> Agbéko Komlan Doleagbenou Hobli Kodjo Ahanogbé Essossinam Stéphane Kpelao Anthony Katanga Beketi Komi Egu Copyright (c) 2019-11-14 2019-11-14 38 1 3 10 10.4314/ajns.v38i1. Thrombose veineuse cerebrale au CHU de Fann, Dakar : a propos de 30 cas https://www.ajol.info/index.php/ajns/article/view/191146 <p><strong>Introduction:</strong> La thrombose veineuse cérébrale représente une pathologie vasculaire veineuse autrefois dite rare.</p><p><strong>Objectif:</strong> L’objectif principal de notre étude était d’étudier les différents aspects cliniques, paracliniques, étiologiques et évolutifs des thromboses veineuses cérébrales.</p><p><strong>Méthodologie:</strong> Il s’agissait d’une étude prospective de 30 cas de thromboses veineuses cérébrales admis au service de neurologie de Fann durant la période allant de janvier 2013 à juillet 2016. L’imagerie cérébrale était le critère indispensable pour confirmer le diagnostic.</p><p><strong>Résultats:</strong> Notre enquête comportait 21 femmes et 9 hommes avec un âge moyen de 34,4 ans. L’installation des signes était subaigüe dans la majorité des cas. Le motif d’admission était polymorphe, dominé par les céphalées (86,7%), les vomissements (60,0%), l’hémiplégie (56,7%). L’imagerie cérébrale révélait majoritairement 14 cas de thrombose du sinus latéral (46,7 %) et 10 cas de sinus longitudinal supérieur (33,3%). Les causes non infectieuses (50%) notamment gynéco-obstétricales dominaient. L’évolution sous héparinothérapie était le plus souvent favorable ; seules des céphalées séquellaires demeuraient.</p><p><strong>Conclusion:</strong> La thrombophlébite cérébrale constitue une urgence pronostique et thérapeutique. La variabilité du diagnostic pourrait expliquer le retard de la prise en charge.</p><p><strong>Mots-clés:</strong> Dakar, Fann, Thrombose veineuse cérébrale</p><p><strong>English Title:</strong> Cerebral venous thrombosis at University Hospital of Fann, Dakar: about 30 cases</p><p><strong>English Abstract</strong></p><p><strong>Introduction:</strong> Cerebral venous thrombosis brings forth a vascular vein thrombosis previously said to be rare.</p><p><strong>Objective:</strong> Our main objective was to investigate different clinical, paraclinical, etiological and evolutive aspects of cerebral venous thrombosis.</p><p><strong>Méthodology:</strong> This prospective study involved thirty (30) cases of cerebral venous thrombosis admitted at the Fann’s neurology service from January 2013 to July 2016. Brain CT-scan or MRI were used to confirm the diagnostic.</p><p><strong>Results:</strong> Our investigation comprised 21 women and 9 men with mean age 34.4 years. The onset was sub-acute in the majority of cases. Symptoms and signs on admission were predominantly cephalalgia (86.7%), vomitting (60.0%), hemiplegia (56.7%). Brain imaging revealed a majority of 14 cases of thrombosis of the lateral sinus (46.7%), and 10 cases of superior longitudinal sinus (33.3%). Non infectious causes (50%) of gyneco-obstetric origin dominated. Improvement under heparin therapy was most often favorable; only cephalalgia however persisted.</p><p><strong> Conclusion:</strong> Cerebral veinous thrombosis presents a prognostic and therapeutic emergency. The variability of the diagnostics could explain the delay on care.</p><p><strong>Keywords:</strong> Cerebral venous thrombosis, Dakar, Fann, Cerebral venous thrombosis, Dakar, Fann</p> Nelly Diouf Mbourou Matar Ndiaga Gay Annick Nsounda Prince Eg Sounga Banzouzi Moustapha Ndiaye Copyright (c) 2019-11-14 2019-11-14 38 1 11 18 10.4314/ajns.v38i1. Epilepsie-absences de l’enfant et de l’adolescent au Senegal aspects epidemiologiques, diagnostiques, therapeutiques et pronostiques https://www.ajol.info/index.php/ajns/article/view/191147 <p><strong>Description:</strong> L’épilepsie-absence est un syndrome épileptique généralisé, fréquent, de cause présumée génétique, caractérisé par la survenue d’épisodes fréquents de rupture brutale et complète du contact sans perte de tonus.</p><p><strong>Objectif:</strong> L’objectif était de décrire l’épidémiologie et les caractéristiques cliniques de l’épilepsie-absence chez l’enfant et l’adolescent.</p><p><strong>Méthode:</strong> Nous avons mené une étude transversale longitudinale, portant sur 53 patients, de décembre 2003 à mars 2014 en colligeant les données épidémiologiques, diagnostiques, thérapeutiques et évolutives. L’analyse des données s’est faite avec le logiciel statistique CSPro 5.0 avec calcul de fréquences et moyennes.</p><p><strong>Résultats:</strong> Cinquante trois patients dont 42 enfants et 11 adolescents ont été colligé avec un âge moyen de 10 ans. L’âge moyen de début des crises était de 6,8 ans chez les enfants et 12,4 ans chez les adolescents. On notait une prédominance féminine à 52,4 % chez les enfants et masculine à 63,6 % chez les adolescents. Une consanguinité parentale était retrouvée dans 55,5 % chez l’enfant et 37,5 % chez l’adolescent. Quarante pourcent des enfants présentaient des antécédents familiaux d’épilepsie. Les crises survenaient spontanément dans 86,8 % des cas avec une durée moyenne de 10 secondes environ. Le Valproate de sodium a été utilisé chez tous nos patients avec une maitrise dans 81,6 % à trois mois. L’évolution de l’épilepsie-absence était globalement satisfaisante avec des difficultés d’apprentissage observées chez 22,6 % des patients.</p><p><strong>Conclusion:</strong> L’épilepsie-absence est fréquente, de causes multifactorielles et peut retentir sur le devenir psychosocial.</p><p><strong>Mots clés:</strong> adolescent, enfant, épilepsie-absence, prise en charge, Sénégal</p><p><strong>English Title:</strong> Absences epilepsy of children and teenager in Senegal epidemiological, diagnostic, therapeutic and prognostic aspects</p><p><strong>English Abstract</strong></p><p><strong>Background:</strong> Absence-epilepsy is a generalized epileptic syndrome, frequent, of presumed genetic cause, characterized by the occurrence of frequent episodes of sudden, profound impairment of consciousness without loss of body tone.</p><p><strong>Objective:</strong> The objective was to describe the epidemiology and clinical features of absence-epilepsy in children and adolescents.</p><p><strong>Methods:</strong> We conducted a longitudinal cross-sectional study of 53 patients from December 2003 to March 2014, collecting epidemiological, diagnostic, therapeutic and evolutionary data. Analysis of data was done with CSPro 5.0 statistical software with frequency and averaging calculations.</p><p><strong>Results:</strong> Fifty-three patients including 42 children and 11 adolescents were enrolled with an average age of 10 years. The mean age of onset of seizures was 6.8 years in children and 12.4 years in adolescents. We found female prevalence of 52.4% in children and male prevalence of 63.6% in teenagers. Parental consanguinity was found in 55.5% in children and 37.5% in adolescents. Forty percent of children had a family history of epilepsy. Seizures occurred spontaneously in 86.8% of cases with an average duration of about 10 seconds. Sodium valproate was used in all our patients with a mastery in 81.6% at three months. The evolution of absence-epilepsy was generally satisfactory but learning difficulties were observed in 22.6% of patients.</p><p><strong>Conclusion:</strong> Absence-epilepsy is common, have multifactorial causes and can affect the cognitive outcome.</p><p><strong>Keywords:</strong> care, children, absence epilepsy, Senegal, teenager</p> Maouly Fall Dossou Parfait Afagnon Adjaratou Dieynabou Sow Lala Bouna Seck Kamadore Touré Moustapha Ndiaye Mouhamadou Mansour Ndiaye Copyright (c) 2019-11-14 2019-11-14 38 1 19 27 10.4314/ajns.v38i1. Les tumeurs du systeme nerveux central a Antananarivo Madagascar https://www.ajol.info/index.php/ajns/article/view/191149 <p>Les tumeurs du système nerveux central (SNC) sont longtemps considérées comme exceptionnelles en Afrique, et à Madagascar peu d’études sont effectuées. Notre but a été de décrire les aspects épidémiologique et histo-pathologique des tumeurs cérébrales. Il s’agit d’une étude rétrospective bicentrique de 117 cas de tumeurs du SNC observés à l’Unité Paraclinique de Formation et de Recherche (UPFR) d’Anatomie et Cytologie Pathologiques (ACP) du Centre Hospitalier Universitaire d’Antananarivo – Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU-JRA), et au laboratoire d’Anatomie pathologique du Sampan’Asa Loterana momban’ny FAhasalamana (SALFA) Andohalo, sur une période de 10 ans, allant de Janvier 2007 à Décembre 2016. Nous avons colligé 117 cas. L’âge moyen de nos patients a été de 37,83 ans avec des extrêmes de 9 mois et 79 ans. Les enfants ont représenté 19,65 % et les adultes 80,35 % des cas. Le sex ratio a été 0,64. Les signes révélateurs sont dominés par l’hypertension intracrânienne (18,8 %) et le syndrome cérébelleux (13,67 %). Les principales localisations ont été la région sus-tentorielle (23,93 %) et la fosse postérieure (18,80 %). Histologiquement, nous avons observés une prédominance des tumeurs bénignes (53,80 %). Les méningiomes ont représenté la majorité des cas (47,86 %), suivies par le médulloblastome (11,17%). Nous n’avons recensé que 117 cas de tumeurs cérébrales sur une période de 10 ans, soit 0,29 % de tous les prélèvements adressés pour examen histologique. L’incidence est estimée à 0,51/100 000 habitants, chiffre nettement au-dessous de celui observé dans les pays développés.</p><p><strong>Mots-clés:</strong> Fosse postérieure, médulloblastome, méningiomes, tumeurs cérébrales</p><p><strong>English Title:</strong> The central nervous system tumours at Antananarivo Madagascar</p><p><strong>English Abstract</strong></p><p>Tumors of the central nervous system have been considered rare in Africa, and in Madagascar few studies have been carried out. Our aim was to describe the epidemiological and histopathological aspects of brain tumors. This was a two centre retrospective study of 117 cases of central nervous system tumors observed at the surgical and cytopathology laboratory of JRA-UHC and SALFA Andohalo, during 10 years, from January 2007 to December 2016. We collected 117 cases. The average age of our patients was 37.83 years with extremes of 9 months and 79 years. Children represented 19.65 % and adults 80.35 % of cases. The sex ratio was 0.64. The presenting signs were predominantly raised intracranial pressure (18.8 %) and cerebellar syndrom (13.67 %). The main localization were the supratentorial area (23.93 %) and the posterior fossa (18.80 %). Histologically, we observed a predominance of benign tumors (53.80 %). Meningiomas accounted for the majority of cases (47.86 %), followed by medulloblastoma (11.17 %). We have identified 117 cases of brain tumors during 10 years, representing 0.29 % of all samples submitted for histological examination. The incidence is estimated at 0.51/100.000 peoples, which is lower compare with developed countries. Meningiomas and medulloblastoma are the most commonly observed tumors.</p><p><strong>Keywords:</strong> Brain tumors, medulloblastoma, meningiomas, posterior fossa</p> Adrianna Tongavelona Ony Randrianjafisamindrakotroka Andriamampihantona Lalaoari Ramiandrasoa Léa Raobela Willy Ratovondrainy Nantenaina Soa Randrianjafisamindrakotroka Copyright (c) 2019-11-14 2019-11-14 38 1 28 37 10.4314/ajns.v38i1. Deficit therapeutique de l’epilepsie au Maroc https://www.ajol.info/index.php/ajns/article/view/191150 <p>Au Maroc, environ 70% de personnes épileptiques n’ont accès à aucun traitement. Une mise au point sur les facteurs économiques et sociaux qui contribueraient à ce déficit thérapeutique avec une comparaison de la situation de notre pays à celle des autres pays africains, permettront de mieux cerner ce problème. En effet, un effectif de 120 neurologues installés principalement dans les grands centres urbains auquel s’ajoute le faible nombre des établissements de santé spécialisés en épileptologie rendent difficile la prise en charge des patients. Quant au traitement, la plupart des médicaments antiépileptiques sont disponibles au Maroc. Mais avec le problème de couverture sociale, le déterminant majeur de leur prescription reste le coût du traitement. Pour pallier à ce problème, la population a ainsi, recours aux thérapies alternatives qui malheureusement interfèrent avec les interventions médicales appropriées en temps opportun et ne font qu’aggraver l’état du patient. Des facteurs sociaux s’ajoutent aux facteurs économiques. Au Maroc, l’analphabétisme, le manque de culture médicale, le poids des traditions sont à l’origine du faible taux de déclaration de l’épilepsie et de la prise en charge très tardive des patients.</p><p><strong>Mots clés:</strong> Epilepsie ; Antiépileptiques; Déficit thérapeutique</p><p><strong>English Title:</strong> Treatment gap of epilepsy in Morocco</p><p><strong>English Abstract</strong></p><p>In Morocco, about 70% of people with epilepsy have no access to treatment. A focus on economic and social factors that can contribute to this treatment gap, with a comparison of the situation of our country to other African countries, will help to better understand this issue. Indeed, a staff of 120 neurologists settled mainly in large urban centers plus the small number of specialized centers in epileptology makes it difficult to care for patients. As for treatment, most antiepileptic drugs are available in Morocco. But with the social security problem, the major determinant which generally manages their prescription is the cost of treatment. To overcome this problem, the population use alternative therapies which unfortunately interfere with proper medical interventions and worsen the patient’s condition. In Morocco, illiteracy, lack of medical culture, traditional customs are behind the low reporting rate of epilepsy and very late in patient management.</p><p><strong>Keywords:</strong> Epilepsy; Antiepileptic drugs; treatment Gap</p> Samira Serragui Laila Errguig Naoual Nchinech Samir Ahid Soussi Driss Tanan Zineb Lachhab Yahia Cherrah Copyright (c) 2019-11-14 2019-11-14 38 1 38 43 10.4314/ajns.v38i1. Les debuts de la thrombolyse intraveineuse par le rt-pa a la phase aigue des avc ischemiques a Abidjan, Cote d’Ivoire: a propos de 10 patients https://www.ajol.info/index.php/ajns/article/view/191151 <p><strong>Introduction:</strong> La thrombolyse intraveineuse est un traitement efficace et validé à la phase aigue de l’AVC ischémique. Elle est pratiquée depuis environ 20 ans dans les pays occidentaux, mais elle tarde à se développer en Afrique subsaharienne.</p><p><strong>Objectif:</strong> Rapporter les premiers cas de thrombolyse intraveineuse en Côte d’ivoire.</p><p><strong>Résultats:</strong> Après une première expérience isolée en avril 2013, 10 autres patients ont bénéficié d’une thrombolyse IV en 18 mois, entre octobre 2017 et avril 2019. L’âge médian était de 50 ans (28 à 73 ans) et un sex-ratio de 1,5. La moitié des patients avaient une HTA. Les délais moyens d’admission et de réalisation de l’imagerie étaient respectivement de 83 et 61 minutes. La thrombolyse a été réalisée dans un délai moyen de 192 minutes et le « door to needle time » était de 110 minutes. Le NIHSS médian était de 8 à l’admission et de 3 à H24. Cependant, 5 des 10 patients avaient une récupération totale à H24 (NIHSS=0) et 6 patients ont eu une amélioration significative (&gt; 4 points) de leur score NIH. Sept patients avaient un score de Rankin modifié à 0 ou 1 à 3 mois. Un patient est resté grabataire (mRS 5) et un patient est décédé. Aucune hémorragie symptomatique n’a été notée.</p><p><strong>Conclusion:</strong> Nous n’avons pas retrouvé de données publiées de thrombolyse intraveineuse en Afrique subsaharienne en dehors de l’Afrique du Sud et de quelques cas cliniques isolés, et cette série, bien que très faible, reste la plus large réalisée dans cette région. Elle démontre la faisabilité de la thrombolyse intraveineuse en Afrique subsaharienne, avec une efficacité.</p><p><strong>Mots clefs:</strong> Afrique subsaharienne – AVC ischémique – Thrombolyse</p><p><strong>English Title:</strong> The beginning of intravenous thrombolysis with rt-pa in acute ischemic stroke in Abidjan, Côte d'Ivoire: about 10 patients</p><p><strong>English Abstract</strong></p><p><strong>Introduction:</strong> Intravenous thrombolysis is an effective and validated treatment for the acute phase of ischemic stroke. It has been practiced for about 20 years in western countries, but it is slow to develop in sub-Saharan Africa.</p><p><strong>Objective:</strong> To report the first cases of intravenous thrombolysis in Côte d’Ivoire.</p><p><strong>Results:</strong> After a first isolated experience in April 2013, 10 other patients underwent IV thrombolysis in 18 months, between October 2017 and April 2019. The median age was 47 years (28 to 73 years) and sex- ratio of 1.5. Half of the patients had hypertension. The average onset to admission and admission to imaging time was 83 and 61 minutes, respectively. Thrombolysis was performed within an average of 192 minutes and the « door to needle time » was 110 minutes. The median NIHSS was 8 on admission and 3 on H24. However, 5 of the 10 patients had a complete recovery at H24 (NIHSS = 0) and 6 patients had a significant improvement (&gt; 4 points) in their NIH score. Seven patients had a modified Rankin score at 0 or 1 to 3 months. One patient remained bedridden (mRS 5), and one patient died. No symptomatic haemorrhage was noted.</p><p><strong>Conclusion:</strong> We did not find published intravenous thrombolysis data in sub<strong>-</strong>Saharan Africa outside of South Africa and some isolated clinical cases, and this series, although very low, remains the largest in this region. It demonstrates the feasibility of intravenous thrombolysis in sub-Saharan Africa, with good efficacy and tolerance that are within international standards, despite limited accessibility.</p><p><strong>Keywords: </strong>Sub-Saharan Africa – Ischemic stroke – Thrombolysis</p> Ange-Eric Kouame-Assouan Ismaila Diakite Gimel Patrick Ndjeundo Kotchi Elysée Bony Any Gnazegbo Tchwa Muriel Amon Copyright (c) 2019-11-14 2019-11-14 38 1 44 49 10.4314/ajns.v38i1. Sellar tuberculoma: a rare presentation in a 30-year-old Ethiopian woman: case report https://www.ajol.info/index.php/ajns/article/view/191152 <p><strong>Background:</strong> Tuberculosis rarely involves the hypothalamo-pitutary axis. Only 1% of CNS Tuberculoma involves sellar and suprasellar structures. It mainly presents with symptoms of chiasmal compression, hypopituitarism and diabetes insipidus due to destruction of pituitary itself. Definitive diagnosis is made by tissue analysis collected by trans-sphenoidal biopsy.</p><p><strong>Case presentation:</strong> We report a 30-year-old female patient from Addis Ababa, who presented with a global headache, blurring of vision, excessive polyuria, constitutional symptoms of tuberculosis and multiple axillary lymph node enlargement. Biopsy from the axillary lymph node showed caseous granulomatous lesions and brain MRI showed mild thickening of the pituitary stalk and mildly enlarged posterior piturary lobe with hypo-sellar extension and mild communicating hydrocephalus.</p><p><strong>Conclusion:</strong> Considering the available evidence a diagnosis of systemic tuberculosis involving pituitary, lung and lymph node was made and a patient was started on anti-tuberculosis medication together with dexamethasone and carbamazepine. Following treatment initiation patient showed significant clinical improvement. After nine months of anti-tuberculosis treatment all brain MRI findings were resolved and patient become symptom free and discharged from care after one year completion of anti-tuberculosis medication.</p><p><strong>Keywords:</strong> Tuberculoma, Polyuria, Pituitary gland, Diabetes Insipidus</p> Biniyam Alemayehu Ayele Wako Abdinasir Bane Abate Tessema Abdi Copyright (c) 2019-11-14 2019-11-14 38 1 50 53 10.4314/ajns.v38i1. La Neuromyelite Optique de Devic (NMO) en Côte d’Ivoire: a propos d’un deuxieme cas confirme https://www.ajol.info/index.php/ajns/article/view/191153 <p><strong>Introduction:</strong> La Neuromyélite optique (NMO) est une maladie inflammatoire démyélinisante du système nerveux central et fait partie d’un groupe d’affections inflammatoires dénommé NMO spectrum disorders (NMOSD). Elle cible sélectivement le nerf optique et la moelle épinière. Le diagnostic de cette affection repose sur les critères diagnostic de Wingerchuck et le profil évolutif est celui de poussées-remissions.</p><p><strong>Objectif:</strong> Décrire le diagnostic de la NMO dans un contexte à ressources limitées.</p><p><strong>Observation:</strong> Une jeune femme de 31 ans a été vue en hospitalisation au service de médecine physique et de réadaptation pour prise en charge d’une paraplégie associée à des troubles vésico-sphinctériens et des escarres. L’histoire a révélé trois épisodes des poussées de déficit neurologique. Devant la survenue d’une baisse de l’acuité visuelle en cours d’hospitalisation le diagnostic de NMO a été évoqué. Les explorations paracliniques notamment l’IRM thoracique et la positivité des Ac anti-NMO dans le LCS ont permis de retenir le diagnostic. L’instauration d’une corticothérapie à forte dose a permis une rémission clinique du trouble visuel.</p><p><strong>Conclusion:</strong> La NMO est une affection rare. Cependant la suspicion clinique doit faire évoquer le diagnostic et faire rechercher les critères diagnostic. La corticothérapie reste le traitement de choix à la phase aigüe de la poussée dans notre contexte de travail.</p><p><strong>Mots clés:</strong> Neuromyélite optique, corticothérapie, Ac anti-NMO</p><p><strong>English Title:</strong> Devic’s Optica Neuromyelitis (NMOSD) in Ivory Coast: a second confirmed case report</p><p><strong>English Abstract</strong></p><p><strong>Introduction:</strong> Optic Neuromyelitis (OMN) is an inflammatory demyelinating disease of the central nervous system and is part of a group of inflammatory conditions called NMO spectrum disorders (NMOSD). It selectively targets the optic<br />nerve and spinal cord. The diagnosis of this condition is based on the diagnostic criteria of Wingerchuck and the evolutionary profile is that of thrust-remissions.</p><p><strong>Aim:</strong> Describe the diagnosis of NMO in a context of limited resources</p><p><strong>Observation:</strong> A 31-year-old woman was seen in hospital in the department of physical medicine and rehabilitation for the management of paraplegia associated with vesico-sphincteric disorders and bedsores. The story revealed three episodes of motor and sensory deficit. Faced with the occurrence of a decrease in visual acuity during hospitalization, the diagnosis of NMO was mentioned. Paraclinical investigations, notably thoracic MRI and the positivity of anti-NMO Ab in the CSF, confirmed the diagnosis. The introduction of high-dose steroid led to clinical remission of visual disturbance.</p><p><strong>Conclusion:</strong> NMO is a rare condition. However clinical suspicion must evoke the diagnosis and seek diagnostic criteria. Steroids remains the treatment of choice in the acute phase of the NMOSD in our context.</p><p><strong>Keywords: </strong>Optic neuromyelitis, corticosteroids, anti-NMO Ab</p> Cédric Kadjo Constance Yapo-Ehounoud Joseph Kouakou Achille Loungou Christian Tanoh Roger Béné Muriel Amon-Tanoh Evelyne Aka-Anghui Diarra Berthe Assi Copyright (c) 2019-11-14 2019-11-14 38 1 54 59 10.4314/ajns.v38i1. Traumatisme cranien penetrant non projectile par des clous: un cas inhabituel https://www.ajol.info/index.php/ajns/article/view/191157 <p><strong>Introduction:</strong> Les traumatismes crâniens pénétrants par des clous sont rares. Ils s’observent souvent dans le contexte d’auto-mutilation chez des personnes avec affection psychiatrique. Les cas secondaires à une agression physique par l’implantation intracrânienne de clous sont exceptionnels. Nous rapportons ici le cas clinique d’un jeune patient victime d’agression par une foule.</p><p><strong>Patient et méthode:</strong> Le patient de 29 ans a été amené aux urgences après avoir subi des coups et blessures volontaires d’une foule en colère. Au plan clinique, on notait des céphalées et des paresthésies à la main gauche ainsi que la présence de 2 corps métalliques implantés en région pariétale droite. La tomodensitométrie (TDM) crânio-cérébrale a mis en évidence une paire de clous intra-crânienne.</p><p><strong>Résultat:</strong> Le patient a été opéré en urgence. Nous avons extrait deux clous intracrâniens de 8 cm chacun. Le patient a bénéficié d’une prévention antitétanique, anti épileptique et d’une antibioprophylaxie. Les suites opératoires ont été simples. Le patient a récupéré de son trouble sensitif et n’a pas présenté de complications vasculaires et infectieuses. Ce cas particulier soulève la problématique de l’absence de protocole standardisé pour l’exploration radiologique et le traitement chirurgical des traumatismes crâniens pénétrant par des clous.</p><p><strong>Conclusion:</strong> Le score de Glasgow initial est un facteur pronostic important en cas de traumatisme crânien pénétrant par des clous. La gravité est fonction du siège de l’atteinte cérébrale et des lésions vasculaires endocrâniennes associées. L’angioscanner et/ou l’artériographie cérébrale sont déterminants dans la recherche de blessure</p><p><strong>Mots clés:</strong> Agression, Clou, Plaie crânio-cérébrale, Traumatisme crânien</p><p><strong>English Title:</strong> An unusual case of penetrating head injury by nails</p><p><strong>English Abstract</strong></p><p><strong>Introduction:</strong> Non-projectile penetrating head trauma by nails is rare. They are seen more often in the context of self-injury in psychiatric patients. The cases secondary to physical aggression by the intracranial implantation of nails by a person are rare.We report a particular clinical case of a young patient assulted by a crowd of people.</p><p><strong>Patient and method:</strong> A 29-year-old male patient is brought to the emergency room after being assaulted by a crowd of angry people. On clinical examination there were headaches and paresthesia in the left hand; also the presence of 2 metallic bodies implanted in parietal right area. The brain CT-scan shows an intra cranial pair of nails.</p><p><strong>Result:</strong> The patient was operated on urgently. We extracted two intracranial nails of 8 cm each. The patient benefited from tetanus prevention, anti-epileptic and prophylactic antibiotics. The postoperative course was simple. The patient recovered from his sensory disorder and did not develop vascular nor infectious complications. This particular case raises the problem of the lack of a standardized protocol for the radiological exploration and surgical treatment of penetrating head trauma by nails.</p><p><strong>Conclusion:</strong> The initial Glasgow score is an important prognostic factor for penetrating head trauma by nails. The severity of the clinical signs is a function of the location of the cerebral involvement and associated intracranial vascular lesions. CT angiography and / or cerebral arteriography are critical in the search for vascular injury. The most serious complications are infections and intracranial vascular lesions.</p><p><strong>Keywords:</strong> Aggression; head trauma; Nail</p> Moussa Diallo Youssouf Sogoba Drissa Kanikomo Copyright (c) 2019-11-14 2019-11-14 38 1 60 69 10.4314/ajns.v38i1. The pattern of neurological disorders seen in a private healthcare institution in Lagos, Nigeria: a preliminary three (3) year review https://www.ajol.info/index.php/ajns/article/view/191158 <p><strong>Introduction:</strong> Neurology is a rare specialty in Nigeria where the current specialist to patient ratio is approximately 1:3000000. The aim of this study was to describe the pattern of neurological disorders seen in the Adult Outpatient Neurology Clinics in a Private Healthcare Institution in Lagos-Nigeria.</p><p><strong>Method:</strong> The electronic records of all outpatients seen by the author in Lagoon Hospitals, Hygeia over a three year period (July 2014 and Dec 2017) were retrieved and reviewed. Neurological disorders were grouped into 18 broad diagnoses using the ICD 10 nomenclature.</p><p><strong>Results:</strong> Headache, spondylosis, stroke, epilepsy, peripheral neuropathies and movement disorders were the most frequent diagnoses constituting 28.47%; 18.32%; 14.58%; 9.60%; 8.65%; and 8.17% respectively. Among patients with headache, tension-type headache was the most frequent diagnosis (41.39%) while migraine headaches constituted 27.99%. Ischemic stroke constituted 84.11% of recorded stroke cases while intracerebral hemorrhage made up 4.67%. All were confirmed by neuroimaging studies.</p><p><strong>Conclusion:</strong> In the typical adult outpatient neurology practice headaches, stroke, epilepsy, movement disorders and degenerative diseases of the spine are five commonly seen disorders and therefore the most likely to offer the largest returns for investors in neurology and neuro-rehabilitative medicine.</p><p><strong>Keywords:</strong> Lagos, Neurological Disorders, Private Healthcare</p> A. Adefemi Daniel Copyright (c) 2019-11-14 2019-11-14 38 1 70 77 10.4314/ajns.v38i1. Troubles cognitifs et diabete de type 2 au Congo https://www.ajol.info/index.php/ajns/article/view/191159 <p><strong>Introduction:</strong> Le diabète de type 2 et les troubles cognitifs, sont deux affections survenant le plus souvent chez le sujet âgé. L’impact du diabète sur la survenue des troubles cognitifs est de plus en plus documenté. Le but de notre étude était d’évaluer les fonctions cognitives chez le diabétique congolais de type 2.</p><p><strong>Patients et méthodes:</strong> Il s’est agi d’une étude cas témoins réalisée de janvier à juin 2015 portant sur 100 patients diabétiques et 100 sujets non diabétiques. Cette étude s’est déroulée à Brazzaville et à Pointe-Noire. Nous avons utilisé préférentiellement le test de Grober et Buschke pour évaluer les fonctions cognitives.</p><p><strong>Résultats:</strong> La fréquence des troubles cognitifs chez les diabétiques était de 57%. L’âge moyen des patients diabétiques présentant les troubles cognitifs était de 58 ans. Le sex ratio des patients diabétiques ayant des troubles cogitifs était de 0,78 (H/F). Les facteurs de risque influençant l’apparition des troubles cognitifs chez les diabétiques dans notre étude étaient: L’âge ≥ 60ans, l’HTA, la durée du diabète supérieure à 5ans, le bas niveau d’instruction, l’Hyper LDL. Seul l’âge ≥ 60 ans et l’HTA étaient des facteurs indépendants de survenue des troubles cognitifs. Nous avons noté une fréquence de 12,3% de maladie d’Alzheimer; 15,7% de MCI; 35,1% d’Amnésie d’évocation dysexécutive; 12,3% d’atteinte de l’encodage dysexécutive, 24,1% de trouble attentionnel et 3,5% de démence sous cortico frontale. Seule l’atteinte de l’encodage était fortement liée au diabète. Les troubles cognitifs n’ont influencé la qualité de vie des patients diabétiques qu’en analyse univariée.</p><p><strong>Conclusion:</strong> Les troubles cognitifs sont retrouvés chez les patients diabétiques. Ils sont fréquents à partir de l’âge de 60 ans. Chez les patients diabétiques traités l’équilibre glycémique n’a pas démontré un effet protecteur.</p><p><strong>Mots clés:</strong> Diabète de type 2, Troubles cognitifs, Test de Grober et Buschke, Congo</p><p><strong>English Title:</strong> Cognitive disorders and diabetes mellitus type 2 in Congo</p><p><strong>English Abstract</strong></p><p><strong>Introduction:</strong> Diabetes mellitus type 2, and cognitive impairment, is two diseases occurring most often in the elderly. The impact of diabetes, on the onset of cognitive impairment, is increasingly documented. The aim of our study was to assess cognitive functions in Congolese with type 2 diabetes mellitus.</p><p><strong>Patients and methods:</strong> This is a case control study conducted from January to June 2015 involving 100 diabetic patients and 100 non-diabetic subjects. This study took place in Brazzaville and Pointe-Noire. We used preferentially the Grober and Bruschke test to assess cognitive function.</p><p><strong>Results:</strong> The frequency of cognitive disorders in diabetic patients was 57%. The mean age of diabetic patients with cognitive impairment was 56.3 years. The sex ratio of patients with cognitive impairment was 0.6 (M/F). Risk factors influencing the onset of cognitive impairment in diabetes in our study were age ≥ 60 years, hypertension, duration of diabetes more than 5 years, low socio-cultural level, HyperLDL. Age ≥ 60 years and hypertension were independent factors for developing cognitive impairment. We noted a 12.3% frequency of Alzheimer’s disease; 15.7% of MCI; 35.1 dysexecutive evocation amnesia; 12.3% impairment of the dysexécutive encoding, 24.1% of attentional disorder and 3.5% in frontal cortical dementia. Encoding impairment was strongly associated to diabetes. Cognitive disorders have influenced the quality of life of diabetic patients only in univariate analysis.</p><p><strong>Conclusion:</strong> The cognitive disorders were found in diabetic patients. They are common from the age of 60. In diabetic patients blood sugar control has not demonstrated a protective effect.</p><p><strong>Keywords:</strong> Type 2 diabetes, cognitive disorders, Grober and Bruschke Test, Congo</p> Paul Macaire Ossou-Nguiet Ngandzali Davelle Doungou Ghislain Armel Mpandzou Youmbert Amour Parfait Emmanuel Ngouma Karen Obondzo-Aloba Ladys Franck Banzouzi Giles Kehoua Henri Germain Monabeka Copyright (c) 2019-11-14 2019-11-14 38 1 78 90 10.4314/ajns.v38i1. Health facility-based prevalence and potential risk factors of autism spectrum disorders in Mali https://www.ajol.info/index.php/ajns/article/view/191160 <p><strong>Background:</strong> The prevalence of autism spectrum disorders (ASD) is 1-2% worldwide, 1 in 68 in the U.S, and unknown in Africa. ASD is under-diagnosed in Mali due to stigma and the lack of appropriate human resources and infrastructure.</p><p><strong>Objective:</strong> To determine the ASD frequency and potential risk factors in Mali.</p><p><strong>Methods:</strong> We identified all the health facilities and community-based organizations involved in the ASD diagnosis and management in Bamako. We established an ASD research and awareness platform in Mali, which encompasses community-based organizations and a multidisciplinary team including psychiatrists, psychologists, pediatricians, geneticists, and public health and social science specialists. Through this platform, we performed a survey in health facilities and organizations where patients with ASD are likely to seek care in Bamako. We reviewed the psychiatric patient registry to obtain basic epidemiological profiles of children with ASD, epilepsy and other psychiatric disorders.</p><p><strong>Results:</strong> We found a health facility-based prevalence of ASD of 4.5% (105/2,343) in Bamako. The mean age at the first outpatient visit was 7.64 ± 3.85 years old. First degree consanguinity of 29.5% (31/105) was more frequent in parents of ASD children versus age and sex matched controls OR= 4.37 [1.96-9.76] p=0.0001.</p><p><strong>Conclusion:</strong> Our data suggest that ASD is more common than expected in Mali. The established ASD awareness and research platform may improve the diagnosis and management of ASD by raising ASD awareness, training of Malian clinicians and researchers in early ASD screening and diagnosis, and strengthening research capacity in genomics of ASD and other mental disorders.</p><p><strong>Keywords:</strong> ASD, prevalence, consanguinity, health facility</p> Modibo Sangare Fluoribert Fousso Amadou Toure Vignon Ghislan Kadiatou Traore Souleymane Dit Papa Coulibaly Boubacar Maiga Modibo Kouyate Oumar Sidibe Seidina A. Diakite Housseini Dolo Siaka Y. Coulibaly Gordon A. Awandare Souleymane Coulibaly Arouna Togora Seydou Doumbia Yaya Ibrahim Coulibaly Daniel H. Geschwind Copyright (c) 2019-11-14 2019-11-14 38 1 91 101 10.4314/ajns.v38i1.