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IMPACT DE METARHIZIUM ANISOPLIAE VAR ACRIDUM, SUR LES HYMENOPTERES : CAS DE ANAGYRUS LOPEZI (DE SANTIS) ET DE COTESIA PLUTELLAE (KURDJUMOV)


OKD Kpindou
B Sinsin
C Kooyman

Abstract

Deux investigations ont porté sur l’impact direct du champignon Metarhizium anisopliae var acridum (IMI-91609 :souche de Zonocerus variegatus) sur la mortalité et sur son impact indirect sur la progéniture de deux hyménoptères : Anagyrus lopezi (De Santis) (Hymenoptera : Encyrtidea) utilisé dans la lutte biologique contre
la cochenille farineuse de manioc (Phenacoccus manihoti,Crantz, Euphorbiacae) et Cotesia plutellae (Kurdjumov) (Hymenoptera : Braconidae), utilisé dans la lutte biologique contre la teigne (Plutella xylostella L.) du chou. Les expérimentations en
vue de mesurer l’impact de M. anisopliae sur A. lopezi et C. plutellae ont fait l’objet, pour chacune, de cinq traitements (répétés chacun trois fois) dont 3 avec A. lopezi ou C. plutellae puis deux témoins (témoins positifs) avec les larves de Z. variegatus L. La mortalité et la sporulation des insectes (hyménoptères et sauteriaux) ont été observées quotidiennement. Pour l’investigation sur la progéniture, ce sont les hôtes
qui ont été traités après avoir été piqués par leurs parasitoïdes respectifs. Les traitements ont été les mêmes que pour la première expérimentation, mais le traitement du sauteriau n’a plus été repris. L’application a été faite, pour tous les tests, à l’aide de l’Ulva-plus à une dose élevée (principe du premier « Tier testing »qui consiste à exposer, au laboratoire les insectes à une dose importante de la substance à tester). La formation de cocons de chrysalides puis l’émergence de C.plutellae et d’A. lopezi ont fait l’objet d’observation quotidienne. D’une manière générale, aucune différence significative n’a été observée au niveau
des trois traitements (Témoins, Formulation blanche, IMI-I91609) pour les deux hyménoptères. Il a été observé un taux de mortalité et de sporulation très élevé au niveau du témoin positif qu’est Z. variegatus (100% et 76% en 10 ou 12 jours). Aucun cadavre d’hyménoptère n’a sporulé. Quant à la formation de cocons et de momies et
l’émergence, leurs taux sont légèrement plus bas pour IMI-91609 (64% et 51% respectivement) comparés à ceux des témoins et de la formulation blanche. Mais cette différence n’était pas significative au seuil de 5%. Que ce soit au niveau de l’impact direct ou de l’impact sur la progéniture la souche de champignon entomopathogène IMI-91609 n’a révélé aucun effet nocif sur A. lopezi, ni sur C.plutellae

Journal Identifiers


eISSN: 1659-5009