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Phytosociologie de sous-bois et impact des plantations forestieres sur la diversite floristique dans la foret classee de la lama


J Djego
M Oumorou

Abstract

Des études floristiques, écologiques et phytosociologiques du sous-bois des forêts et plantations ont été entreprises dans la forêt classée de la Lama. Elles abordent la diversité floristique, sa sociologie et l’impact des plantations exotiques. Les données de base collectées en 4 ans se composent de 71 relevés phytosociologiques, de 284 espèces et de 6 variables environnementales. La méthode Sigmatiste de Braun-Blanquet (1932) est utilisée pour la collecte des données floristiques. La sélection des variables environnementales significatives sur le sous-bois est faite à l’aide du test de Monte Carlo qui identifie le pH, l’humidité, le type de formation végétale, la masse de litière et le type de sol. Ces variables en interaction, créent un microclimat influençant la mise en place des associations végétales de sous-bois. La végétation de sous-bois constitue un bon indicateur des conditions écologiques. Le traitement des relevés par la Detrented Correspondence Analysis (DCA) associée au coefficient de similitude de Sorensen, a identifié 3 associations de sous-bois, répartis suivant la structure de la végétation et le degré d’anthropisation. Au point de vue des formes d’adaptation et phytogéographique, les phanérophytes prédominent dans les forêts denses naturelles et plantations exotiques tandis que dans les formations post-culturales très ouvertes, ce sont les herbacées qui l’emportent. Les espèces de l’élément base guinéo-congolais prédominent seulement dans les forêts tandis que celles à large dispersion géographique dominent les jachères herbeuses et les plantations à base d’essences exotiques. Considérant les groupes écosociologiques, les espèces des forêts primaires de la classe des Strombosio-Parinarietea (SP) prédominent dans les forêts naturelles. Celles de la classe des forêts secondaires abondent dans les plantations et celles de la classe des Soncho-Bidentetea pilosae et des Ruderali-Manihotetea, prédominent dans les jachères. Les formes de dissémination présentent une prédominance des sarcochores. L’homme par son intervention, modifie cette tendance de prédominance des sarcochores au profit des anémochores et même des autochores. Cette action humaine n’est pas sans influence sur la diversité biologique du milieu. Les plantations forestières de la zone d’étude affectent notamment le sol et la composition floristique du sous-bois. Les effets varient suivant l’essence de reboisement, le type de peuplement, l’âge, la densité et le recouvrement. Les plantations renferment une flore différente de celle de la végétation naturelle qu’elles remplacent. La forte dominance d’espèces à large répartition en leur sein, traduit un indice de dégradation et signale une perte progressive de l’identité floristique des stations d’afforestation. La gestion durable des Impact des plantations sur la flore locale plantations forestières devrait être envisagée pour assurer une conservation et une protection efficiente des ressources de sous-bois.

Mots clés : Lama, sous-bois, biodiversité, plantations exotiques, impact.


Journal Identifiers


eISSN: 1659-5009