Transport urbain au Benin et pollution atmosphérique: évaluation quantitative de certains polluants chimiques de Cotonou

  • D Mama
  • B Dimon
  • M Aina
  • J Adounkpe
  • M Ahomadegbe
  • A Youssao
  • J Kouazounde
  • S Pedro Kouanda
  • M Moudachirou

Abstract

L’atmosphère dans la ville de Cotonou au Bénin en Afrique de l’Ouest, se caractérise par la présence de poussières soulevées au cours de la circulation sur toutes les voies et presque partout dans cette ville, par d’épaisses fumées opaques, en particulier au niveau des grandes artères et des carrefours. Ce phénomène est lié à une utilisation des moto à deux roues notamment les taxis–moto appelés « Zémidjan » dont le nombre en 2005 est estimé à 96.095 selon les statistiques de la mairie de Cotonou. Le présent article vise l’évaluation quantitative de certains polluants chimiques supposés nocifs et ayant fait l’objet de réglementation au niveau du Bénin. Il met en relief le rôle joué par le transport dans l’émission de ces polluants gazeux. A cet effet, les taux dans l’air du monoxyde de carbone (CO), du dioxyde d’azote (NO2), du dioxyde de soufre (SO2) et du plomb ont été déterminés. Le monoxyde de carbone et le dioxyde d’azote donnent des taux dépassant souvent le seuil retenu par la réglementation Béninoise. Le carrefour du grand marché Tokpa de Cotonou présente les plus forts taux mesurés avec un maximum de 214,7 mg/m3 de CO. La quantité du plomb fixée varie avec le temps d’exposition. Le travail a confirmé le rôle principal de pollution de l’air joué par le transport urbain à Cotonou. © 2013 International Formulae Group. All rights reserved.


Mots clés: Transport urbain, Pollution atmosphérique, Evaluation quantitative, polluants chimiques, Cotonou.

Published
2013-07-10
Section
Articles

Journal Identifiers


eISSN: 1997-342X
print ISSN: 1991-8631