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Caractéristiques de l’élevage du canard de Barbarie dans les zones agro-écologiques du Sud-Bénin


Finagnon Josée Bernice Houessionon
Gabriel Assouan Bonou
Gbénagnon Serge Ahounou
Mahamadou Dahouda
Tossou Jacques Dougnon
Guy Apollinaire Mensah
Sallou Bani Kogui
Issaka Youssao Abdou Karim

Abstract

Objectif : L’élevage du canard de Barbarie est moins développé au Bénin comparativement aux poulets et à la pintade. L’objectif de l’étude est de caractériser cet élevage dans le Sud du Bénin.
Méthodologie et résultats : Ainsi, une enquête a été réalisée de Juin 2015 à Août 2016 dans 213 élevages de canard de Barbarie répartis dans trois  zones agro-écologiques: dépression, pêcheries et terres de barre. L’élevage de canard de Barbarie est pratiqué par plusieurs catégories socio-  professionnelles dont l’âge varie de 39 à 42ans. Il est plus pratiqué par les hommes dans les zones des pêcheries (67,86 %) et des terres de barre  (78,50 %) et plus par les femmes (59,55 %) dans la zone de dépression (p<0,05). Les éleveurs de canard sont majoritairement non scolarisés et la  plupart des élevages ont été créés entre 2000 et 2016. La proportion des aviculteurs qui élèvent les canards de Barbarie en divagation dans la zone  de dépression (90,91 %) est significativement plus élevée (p<0,05) que celles des zones des pêcheries (52,38 %) et des terres de barre (63,55 %). Les  éleveurs qui distribuent des céréales, des sous-produits agricoles et des restes de cuisine aux canards dans la zone de dépression (100 %) et dans la  zone des pêcheries (95,24 %) sont plus fréquents (p<0,05) que ceux de la zone des terres de barre (69,16 %). La fréquence des éleveurs de la zone de  dépression (31,82 %) qui font l’élevage des canards de Barbarie pour la vente et l’auto consommation est inférieure (p<0,05) à celles des zones  des pêcheries (57,14 %) et des terres de barre (67,29 %). Dans la zone des terres de barre, la proportion des éleveurs (63,21 %) qui soigne les  canards est supérieure (p<0,05) à celle des zones des pêcheries (46,43 %) et de dépression (36,36 %). A l’exception de l’alimentation, les canards ne  sont pas exigeants pour l’habitat ; ils croissent mieux et résistent plus aux pathologies comparativement aux poulets dans les trois zones de l’étude. Conclusion et application : L’élevage des canards de Barbarie dans le Sud du Bénin est de type familial avec une diversité observée dans le mode  d’élevage, l’alimentation et le suivi sanitaire dans les différentes zones agro écologiques. Les résultats contribueront à la mise en place d’un  programme d’amélioration des systèmes d’élevage.


 


Background and objective: Muscovy duck breeding is less developed in Benin compared to chickens and guinea fowl. The study aimed to  characterize this breeding in South-Benin.


Methodology and results: A survey was carried out from June 2015 to August 2016 in 213 Muscovy duck farms in three agro-ecological zones:  depression, fisheries and bar lands. The Muscovy duck breeding is practiced by several socio-economic professional categories whose age varies  from 39 to 42 years. It is more practiced by men in fisheries (67.86%) and bar lands (78.50%) zones and more by women (59.55%) in depression zone  (p<0.05). Duck farmers are largely out-of-school persons and most of the farms were created between 2000 and 2016. The proportion of poultry  producers who breeds Muscovy ducks in free range in depression zone (90.91%) is significantly higher (p<0.05) than those in fisheries (52.38%) and  bar lands (63.55%) zones. Breeders giving cereals, by-products and kitchen leftovers in depression zone (100%) and in fishery zone (95.24%) are  more frequent (p<0.05) than those in bar lands area (69.16%). The frequency of breeders in depression zone (31.82%) who rear Muscovy ducks for  sale and selfconsumption is lower (p<0.05) than those in fisheries (57.14%) and in bar lands (67.29%) zones. In bar lands zone, the proportion of  breeders (63.21%) who gives ducks medical care is higher (p<0.05) than that of fisheries (46.43%) and depression (36.36%) zones. Frequencies of breeders treating ducks by selfmedication in bar lands (50.47%) and fisheries (40.24%) zones are higher (p<0.05) than that of depression (4.55%). A  part from feeding, ducks are not exigent for habitat; they grow better and are more resistant to pathologies compared to chickens in the three study areas.
Conclusion and application: The Muscovy duck breeding in the three agro-ecological zones is of family type with a diversity observed in the  farming method, feeding and health monitoring in the different agroecological zones. The results will contribute to set a program improving the  breeding systems.


Journal Identifiers


eISSN: 1997-5902