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Imprégnation des outils numériques dans l’évolution et le suivi du lotissement des quartiers Kisenso Gare, Dingi-Dingi et Nsola dans la commune de Kisenso à Kinshasa de 1984 à 2025
Abstract
Face à l’urbanisation non maîtrisée de Kinshasa, les outils numériques offrent un potentiel pour le suivi de l’occupation des sols. Dans agricoles et végétaux. Cette étude vise à démontrer l’apport de la télédétection et des SIG pour suivre l’évolution spatiale et la dynamique du NDVI entre 1984 et 2025. La méthodologie combine observation et expérimentation : traitement d’images multi- emporelles (Landsat 5, 7, 8, 9 et SAS Planet) par classification supervisée (maximum de vraisemblance) et calcul du NDVI. Les résultats montrent une expansion spectaculaire du bâti, passant de 10 ha en 1984 à 192 ha en 2025, soit une multiplication par 19. Simultanément, les zones agricoles régressent de 114 ha à 37 ha et la végétation de 144 ha à 39 ha. Le NDVI confirme une urbanisation accélérée, Kisenso-Gare apparaissant comme le dernier bastion écologique. En conclusion, la pression urbaine a provoqué une perte massive de couverture végétale et agricole, soulignant l’urgence de stratégies d’aménagement intégrant la conservation des espaces naturels et le contrôle de l’étalement urbain.
Faced with uncontrolled urbanization in Kinshasa, digital tools offer significant potential for monitoring land use. In the Kisenso Gare, Dingi-Dingi, and Nsola neighborhoods of the Kisenso municipality, self-urbanization is leading to the degradation of agricultural and
vegetated areas. This study aims to demonstrate the value of remote sensing and GIS for tracking spatial changes and NDVI dynamics between 1984 and 2025. The methodology combines observation and experimentation: processing multi-temporal images (Landsat 5, 7, 8, 9, and SAS Planet) using supervised classification (maximum likelihood) and NDVI calculation. The results show a dramatic expansion of built-up areas, increasing from 10 hectares in 1984 to 192 hectares in 2025 - a 19-fold increase. Simultaneously, agricultural land declined from 114 hectares to 37 hectares, and vegetation cover fell from 144 hectares to 39 hectares. The NDVI confirms accelerated urbanization, with Kisenso-Gare emerging as the last ecological stronghold. In conclusion, urban pressure has caused a massive loss of vegetation and agricultural cover, underscoring the urgent need for planning strategies that integrate natural area conservation and urban sprawl control.



