Mutations conférant la résistance aux antipaludiques chez les enfants en crise du paludisme au Benin: implication sur la reponse immunitaire ?

  • S.J. Gbenoudon Satoguina
  • G.G. Padonou
  • L Azonvide
  • L Kouakanou
  • H Sina
  • J.E. Degbelo
  • J Deh-Tchokpon
  • M Walther
  • L Baba-Moussa
  • D Nwakanma
Keywords: Paludisme, mutations de résistance, PCR, RFLP, malaria, drug resistance

Abstract

L’émergence de la résistance aux antipaludiques était associée á l’accroissement dramatique de la mortalité due au paludisme dans certaines régions endémiques. Au Bénin, le paludisme est primairement causé par Plasmodium falciparum, l’une des espèces qui infectent l’homme. Le changement dans la politique de contrôle et de traitement du paludisme survenu courant 2005 - 2008, doit affecter aussi la recrudescence de la résistance aux antipaludiques retirés á l’utilisation dans le groupe cible. Dans la présente étude, les mutations conférant la résistance á certains antipaludiques ont été détectées et leur prévalence déterminée au sein d’une cohorte de 80 enfants vivant au Bénin, et souffrant du paludisme. Grâce á la PCR et au RFLP, nous avons déterminé les codons polymorphiques des gènes de la Dihydrofolate réductase (pfdhfr), codons 51, 59, et 108, de l’hydroptérase (pfdhps), codons 437, 540 associés á la résistance aux sulfadoxine et pyriméthamine, puis les gènes transporteur de résistance á la chloroquine (pfcrt), et de résistance multiple aux médicaments (pfmdr1), codons 76 et 86 de la résistance á la chloroquine. Pris individuellement, les taux de mutations étaient élevés, par exemple, codons pfcrt 76 ou pfdhfr 108, mais les combinaisons de mutations représentatives des résistances aux antipaludiques sont plutôt faibles, 33.75% pour la chloroquine, 9.25% pour la pyriméthamine et 6,5% pour la sulfadoxine. Nous concluons que les résistances aux antipaludiques étaient plus faibles et pouvaient décroitre davantage avec le maintien des mesures.

Mots clés: Paludisme, mutations de résistance, PCR, RFLP

English Abstract

The emergence and spread of drug resistance in malaria has been associated with a dramatic increase in malaria mortality in some endemic regions. In Benin, malaria is primarily caused by Plasmodium falciparum, one of the species that infect humans. The change in malaria control strategies, although with remarkable results, has not stop resistance to some drugs that were used before the change in drug policy happened 2005 - 2008 in Benin. The present study was conducted to assess the prevalence of mutations involved in resistance to some anti-malaria drugs among 80 symptomatic children undergoing malaria episodes in Benin. Using polymerase chain reaction (PCR) and restriction fragment length polymorphism (RFLP) assays, we assessed polymorphic codons on the plasmodium falciparum dihydrofolate reductase (pfdhfr) gene (51, 59, 108) and dihydropterase (pfdhps) gene (437, 540) associated with resistance to sulfadoxinepyrimethamine, and the chloroquine resistance transporter (pfcrt) gene (76), and multidrug resistance (pfmdr1) gene (86), mutations conferring chloroquine resistance. Although mutations were high at single gene codon levels, e.g. Pfcrt 76 or pfdhfr 108, combined resistance mutations were low, 33.75% for chloroquine, 9.25% for  pyriméthamine and 6,5% for sulfadoxine résisitance. We conclude that drug resistance genes were lower that before and speculate that it will continue decreasing at least in this population to zero as control measures will be maintained.

Keywords: malaria, drug resistance, PCR, RFLP

Published
2017-02-14

Journal Identifiers


eISSN: 2413-354X
print ISSN: 1727-8651