Contribution de la chronotoxicologie a l’etude de la toxicite induite par la consommation des aliments contenant des derives cyanures

  • T Tchacondo
  • L Tchaniley
  • P Pissang
Keywords: Variation circadienne, dérivé cyanuré, Toxicité, Aliment, Souris, Circadian variation, cyanide derivative, toxicity, food, mouse

Abstract

Plusieurs de nos aliments en particulier, certains cultivars du manioc, contiennent des composés cyanurés pouvant être toxiques pour notre organisme, une fois leur digestion terminée. L’étude de la variation circadienne de la toxicité cyanhydrique induite par un composé cyanuré (Nitroprussiate de Sodium : NPS) a été entreprise dans le but de déterminer l’heure optimale de tolérance et par conséquent, le moment de faibles effets toxiques des aliments riches en cyanure. Des souris mâles albinos Swiss, ont été synchronisées par un cycle de lumière/obscurité (L/D: 12/12). Quatre stades circadiens d’injection (1, 7, 13 et 19 heures Après le Début de la Lumière: h.ADL) ont été choisis. A chaque stade circadien correspondent 2 lots de souris A (traité) et B (témoins) recevant respectivement une injection ip de 2.5mg/kg de NPS et du NaCl (0.9%) toutes les 24 heures durant 15 jours. L’indice de toxicité considéré est la variation circadienne de poids du corps et du poids relatif du foie. Les résultats montrent une perte significative ((p < 0.05, ANOVA) du poids moyen du corps accompagné d’une hépatomégalie. Cette perte varie significativement selon l’heure d’administration du NPS. La modélisation des résultats révèle l’existence d’un rythme circadien de ces effets toxiques (p < 0.05, par cosior). L’acrophase de ce rythme se situe en début de la phase d’activité nocturne (p < 0.05, cosior). Ainsi la toxicité des dérivés cyanurés varie selon le moment d’exposition. Une administration en ip et probablement orale de ces composés, serait plus tolérée quand elle a lieu en début de la phase de repos.

Mots clés: Variation circadienne, dérivé cyanuré, Toxicité, Aliment, Souris

English Title: Contribution of chronotoxicology to the study of induced toxicity by food consumption containing cyanide derivatives

English Abstract

Many of our foods, in particular some cultivars of cassava, contain cyanide compounds that are toxic when ingested. The investigation of the circadian cyanide toxicity was conducted in order to find out the optimum time of tolerance which is the moment when the toxic effects are less felt. Male albino Swiss mice were accustomed to the same cycle of light/darkness (L/D : 12/12). Four circadians periods of injection were chosen (1, 7, 13, 19 hours after light was turned on). At each period, two batches of mice received an intra peritoneal (ip) injection of: Batch A (treated), ip of 2.5mg/kg sodium nitroprusside and Batch B (control), NaCl 0.9 per cent every 24 hours during 15 days. The toxicity index considered is the body weight variation and the liver weight relative variation. The results showed an important loss of the average body weight with hepatomegaly.the loss depended on the time of the injection. Modelization of the results revealed a circadian rhythm of the toxic effects (p< 0.05 with cosior. The acrophase of this rhythm was the beginning of the night activity (<0.05, cosior). The  toxicity of the cyanide compounds depends on the time of exposure. An ip injection and probably an oral ingestion of these compounds would be better tolerated at the beginning of the rest period.

Keywords: Circadian variation, cyanide derivative, toxicity, food, mouse

Published
2019-02-05
Section
Articles

Journal Identifiers


eISSN: 2413-354X
print ISSN: 1727-8651