https://www.ajol.info/index.php/jrsul/issue/feedJournal de la Recherche Scientifique de l’Université de Lomé2026-09-10T09:38:25+00:00Professeur Essohanam BOKOeboko@univ-lome.tgOpen Journal Systems<p>Le Journal de la Recherche Scientifique de l'Université de Lomé doit être abrégé sous la forme: J. Rech. Sci. Univ. Lomé (Togo). Les articles du Journal de la Recherche Scientifique de l'Université de Lomé (Togo) sont abstractés et indexés dans la base de données AJOL.</p>https://www.ajol.info/index.php/jrsul/article/view/335669Aux marges de l’État : une analyse sociologique de la formalisation de l’économie informelle à partir des innovations syndicales et institutionnelles dans neuf pays d’Afrique subsaharienne2026-09-10T08:08:34+00:00S.D. Kossisebastien.segniagbeto@gmail.comK. Segniagbetosebastien.segniagbeto@gmail.comE.K. Doutowovosebastien.segniagbeto@gmail.comG. épouse Broohm Saizonousebastien.segniagbeto@gmail.com<p>En Afrique subsaharienne, l'économie informelle occupe, selon le Bureau international du travail, 89,2 % des emplois non agricoles et reste le principal cadre dans lequel s'organisent le travail, les liens sociaux et les stratégies de survie. Pourtant, à peine un·e travailleur·euse sur dix y dispose d'une protection sociale digne de ce nom. D'où la question centrale de cet article : comment, dans des contextes institutionnels contrastés, les travailleur·euse·s de l'informel vivent-ils, interprètent-ils et négocient-ils les mécanismes de<br>formalisation, et quelles médiations syndicales, communautaires et territoriales en conditionnent les effets sur l'accès effectif aux droits ? L'article repose sur l’hypothèse selon laquelle la formalisation constitue un processus de négociation et de bricolage institutionnel, dont l'efficacité dépend de la qualité de ces médiations. Pour l'éprouver, la recherche s'appuie sur une revue de quatre-vingts documents institutionnels et une enquête qualitative comparative menée à travers des entretiens individuels approfondis avec 147 acteurs dans neuf pays (Bénin, Burkina Faso, Burundi, Côte d'Ivoire, Guinée, Mauritanie, Niger, République démocratique du Congo et Sénégal). Les résultats mettent en évidence une perception ambivalente de la formalisation, perçue à la fois comme une promesse d'accès aux droits et comme une source de contraintes fiscales et administratives. Face aux obstacles institutionnels, les acteurs développent des stratégies de négociation, de contournement et d'autoprotection fondées sur les tontines, les caisses de solidarité et les comités de marché, tandis que les syndicats jouent un rôle d'intermédiation encore fragile. La recherche montre ainsi que la formalisation relève d'un processus progressif, coconstruit et non linéaire, en cohérence avec l'esprit de la Recommandation n° 204 de l'OIT adoptée en 2015. </p> <p> </p> <p>In sub-Saharan Africa, the informal economy accounts for 89.2% of non-agricultural employment, according to the International Labour Office, and remains the principal framework through which work, social ties, and survival strategies are organized. Yet barely one<br>worker in ten enjoys any meaningful form of social protection. This gives rise to the article's central question: in contrasting institutional contexts, how do informal workers experience, interpret, and negotiate formalization mechanisms, and which union, community, and territorial forms of mediation shape their effects on the effective access to rights? The article builds on the hypothesis that formalization<br>constitutes a process of negotiation and institutional improvisation whose effectiveness depends on the quality of these mediations. To test it, the research draws on a review of eighty institutional documents and a comparative qualitative study conducted through<br>in-depth individual interviews with 147 stakeholders across nine countries (Benin, Burkina Faso, Burundi, Côte d'Ivoire, Guinea, Mauritania, Niger, the Democratic Republic of the Congo and Senegal). The findings reveal an ambivalent perception of formalization, seen at once as a promise of access to rights and as a source of fiscal and administrative constraints. Faced with institutional obstacles, actors develop strategies of negotiation, circumvention, and self-protection grounded in tontines, solidarity funds, and market committees, while trade unions play a stillfragile intermediation role. The research thus shows that formalization is a gradual, co-constructed, and non-linear process, consistent with the spirit of the ILO's Recommendation No.204 adopted in 2015. </p>2026-09-10T00:00:00+00:00Copyright (c) 2026 https://www.ajol.info/index.php/jrsul/article/view/335670Renouvellement urbain au Togo : quels enjeux et perspectives pour le quartier Gbadago à Lomé ?2026-09-10T08:14:47+00:00Torouka M. Djoremayipogaston@yahoo.frY. Lare-Kolanimayipogaston@yahoo.frM. Nantobmayipogaston@yahoo.fr<p>Depuis quelques décennies, le monde connaît une urbanisation accélérée sans précédent. Selon les données actuelles, plus de la moitié de la population mondiale vit désormais en milieu urbain, et cette proportion ne cesse d’augmenter, particulièrement dans les pays à faible revenu. L’Afrique subsaharienne figure parmi les régions concernées par la croissance urbaine rapide, souvent marquée par une planification insuffisante et une expansion spatiale peu maîtrisée. L’urbanisation rapide au Togo, et particulièrement celle de Lomé, pose des défis majeurs en matière de durabilité, d’équité sociale et de résilience environnementale. Le quartier Gbadago dans le Grand Lomé, présente à la fois les difficultés et les opportunités liées à l’aménagement urbain dans un contexte de croissance démographique, d’infrastructures insuffisantes et de pression foncière. À partir d’une approche méthodologique mixte (qualitative et quantitative) reposant principalement sur les entretiens individuels directifs, l’observation de terrain, la recherche documentaire et l’enquête par<br>questionnaire, cette étude fait l’analyse des différents enjeux et perspectives d’intégration du quartier Gbadago dans le cadre de l’aménagement du territoire urbain pour une ville résiliente et durable. Reconfigurer l’aménagement urbain au Togo à travers la restructuration des espaces résiduels, est une nécessité pour faire face aux défis actuels de l’urbanisation. L’aménagement du quartier Gbadago dans la dynamique planifiée de Lomé offre l’opportunité de reconstruction d’un espace urbain durable, conciliant préservation de l’environnement, cohésion sociale et amélioration des conditions de vie de l’ensemble des populations. La mise en œuvre de ce projet<br>nécessite une vision prospective, une concertation élargie, et un engagement collectif fondé sur l’innovation de l’ensemble des parties prenantes des politiques publiques urbaines.</p> <p> </p> <p><strong><em>English title: Urban renewal in Togo: What challenges and prospects for the Gbadago neighborhood in Lomé?</em></strong></p> <p>In recent decades, the world has experienced unprecedented rapid urbanization. According to current data, more than half of the world's population now lives in urban areas, and this proportion is steadily increasing, particularly in low-income countries. SubSaharan Africa is among the regions affected by rapid urban growth, often marked by insufficient planning and uncontrolled spatial expansion. Rapid urbanization in Togo, particularly Lomé, poses major challenges in terms of sustainability, social equity and environmental resilience. The Gbadago district in Greater Lomé presents both the difficulties and opportunities related to urban development in a context of population growth, insufficient infrastructure and pressure on land. Using a mixed-methods approach that combines qualitative and quantitative research and relies primarily on structured individual interviews, field observations, documentary research, and a questionnaire survey, this study analyzes the key challenges and prospects for integrating the Gbadago neighborhood into urban spatial planning with a view to promoting a resilient and sustainable city. Reconfiguring urban planning in Togo through the restructuring of residual spaces, is a necessity to face the current challenges of urbanization. The integration of the Gbadago neighborhood into Lomé's planned urban development provides an opportunity to reconstruct a sustainable urban space that reconciles environmental preservation, social cohesion, and the improvement of living conditions for all residents. The implementation of this project requires a forwardlooking vision, broad consultation, and a collective commitment based on innovation from all stakeholders in urban public policies. </p>2026-09-10T00:00:00+00:00Copyright (c) 2026 https://www.ajol.info/index.php/jrsul/article/view/335672Rôle du travailleur social dans le processus de réadaptation sociale des enfants sans-abri dans la commune d’Ibanda (RDC)2026-09-10T08:34:27+00:00M.M. Mugishomichaelmugishots@gmail.comC.L. Nzigiremichaelmugishots@gmail.comM.G. Kapalatamichaelmugishots@gmail.comM.N. Kabeshamichaelmugishots@gmail.comM.P. Kagandamichaelmugishots@gmail.comB.M.J. Balegamiremichaelmugishots@gmail.com<p>L’actuelle recherche s’inscrit dans un contexte de défaillance de l’Etat dans la protection de l’enfance en situation particulièrement difficile. Suite à des aléas sociaux dans la ville de Bukavu en général et plus particulièrement dans la commune d’Ibanda, plusieurs enfants quittent leurs familles pour aller vivre dans la rue où ils sont exposés à plusieurs évènements traumatiques qui affectent leur<br>dynamique psychosociale et motrice. Plusieurs institutions à vocation privée interviennent pour leur faciliter la réinsertion familiale. Cependant, il s’observe qu’après cette réinsertion ces enfants ne s’adaptent plus à la vie rencontrée dans leurs familles et rentrent dans des situations de rue malgré l’accompagnement reçu. Les informations ont été collectées grâce à des entretiens semi-structurés. L’analyse thématique a été utilisée et la recherche a révélé que si le rôle du travailleur social consiste à accompagner les enfants en situation de rue en vue de leur réinsertion sociale et familiale, il développe habituellement des actions visant à sensibiliser ces enfants dans la rue, les identifier et évaluer leur vulnérabilité, les écouter, faire la médiation familiale, le suivi et évaluation, etc. Cependant, cette<br>mission du travailleur social est entravée par les principaux défis suivants : l’insuffisance de financement, l’instabilité politique le soutien<br>familial insuffisant, la rechute, etc. Cela nécessite une prise en charge holistique impliquant davantage l’Etat dans une approche visant à promouvoir la protection des enfants inspirée de nos traditions africaines et du droit des enfants en danger en situation de rue. </p> <p> </p> <p><strong><em>English title:</em> The role of the social worker in the social rehabilitation process for homeless children in the Ibanda subcounty (DRC)</strong></p> <p>This study is situated within a context of inadequate state protection for children living in particularly difficult circumstances. Following repeated social unrest in the city of Bukavu, especially in the Ibanda municipality, many children leave their families and begin living on<br>the streets, where they are exposed to traumatic experiences that negatively affect their psychosocial and motor development.<br>Several private organizations work to support these children and facilitate their reintegration into their families. However, it has been observed that after reintegration, many children experience difficulties readjusting to family life and often return to the streets<br>despite the assistance provided. Data for this study were collected through semistructured interviews and analyzed using thematic analysis. The findings reveal that social workers play an essential role in supporting street children through actions such as awareness-raising, identification and assessment of vulnerable children, active listening, family mediation, follow-up, and evaluation aimed at<br>promoting their social and family reintegration. Nevertheless, the work of social workers is constrained by several major challenges, including insufficient funding, political instability and insecurity, limited family support, and frequent cases of relapse. These findings highlight the need for a holistic approach that encourages stronger state involvement in child protection while integrating African cultural values and the rights of children living in street situations. </p>2026-09-10T00:00:00+00:00Copyright (c) 2026 https://www.ajol.info/index.php/jrsul/article/view/335674Mode de maternage et développement de la fonction symbolique chez des enfants d’âge préscolaire à Abidjan : rôle du langage et du jeu symbolique2026-09-10T08:53:09+00:00D. Ouattarathgrfr@yahoo.frH.G.R. Tieffithgrfr@yahoo.fr<p>Cette étude examine la relation entre le mode de maternage et le développement de la fonction symbolique chez des enfants d’âge préscolaire. L’échantillon est composé de 96 dyades mère–enfant issues de milieux socioéconomiques favorisés. Les enfants sont scolarisées dans des écoles maternelles de la commune de Cocody (Abidjan). Le développement de la fonction symbolique des enfants, notamment le jeu symbolique et le langage, a été évalué à l’aide d’épreuves inspirées du PEP-3, de l’EVALO 2-6 et de l’EVALO BB. Les mères concernées par cette étude ont renseigné un questionnaire sociodémographique et un Q-Sort d’attachement. Onze parmi elles se sont prêtées à un entretien semi-directif. Les résultats montrent qu’il existe une relation entre le mode de maternage et le développement du jeu symbolique. Une différence significative est observée entre les groupes comparés, notamment entre ceux ayant acquis le jeu symbolique et ceux chez qui, celui-ci est en cours d’acquisition au regard de leur mode de maternage. Par contre, aucune<br>relation n’est observée entre le mode de maternage et le développement du langage. Ces résultats sont interprétés à la lumière de la<br>théorie constructiviste Piagetienne, de la théorie socioconstructiviste Vygotskienne. Ils confirment en partie nos hypothèses et semblent aller dans le sens général des travaux antérieurs. Ainsi, la présente étude vient compléter les réflexions menées sur les liens entre le mode de maternage et le développement de la fonction symbolique chez des enfants d’âge préscolaire.</p> <p> </p> <p><em><strong>English title: Parenting style and the development of symbolic function in preschool children in abidjan : The role of language and symbolic play </strong></em></p> <p>This study examines the relationship between maternal caregiving practices and the development of symbolic function in preschool-aged children. The sample consisted of 96 mother–child dyads from socioeconomically advantaged backgrounds, enrolled in preschools in the municipality of Cocody (Abidjan). Children’s cognitive development, with a particular focus on symbolic play and language, was assessed<br>using tasks adapted from the PEP-3, the l’EVALO BB and the EVALO 2–6. Mothers completed a sociodemographic questionnaire and an Attachment QSort, and eleven also participated in a semi-structured interview. The results indicate a significant association between caregiving style and the development of symbolic play, with differences observed between children who had fully acquired this ability and those for whom it was still emerging. In contrast, no significant relationship was found between caregiving style and language development. Interpreted in light of Piaget’s constructivist framework and Vygotsky’s socioconstructivist perspective, the findings provide partial support for the research hypotheses and are consistent with previous studies. Overall, the study contributes to a clearer understanding of how maternal caregiving practices relate to the development of symbolic function in preschool-aged children.</p>2026-09-10T00:00:00+00:00Copyright (c) 2026 https://www.ajol.info/index.php/jrsul/article/view/335678Rituels de soins ancestraux dans la prise en charge des maux de la petite enfance (Côte d’Ivoire)2026-09-10T09:13:58+00:00A.F. Amaniamani.florentine89@ufhb.edu.ci<p>Les enfants occupent une place fondamentale dans toutes les cultures. Leurs naissances revêtent des significations variées à travers les époques et les sociétés et est souvent associée à des normes de genre ainsi que des attentes familiales. Lorsque le couple est dans l’incapacité de procréer, la femme est mise en cause et sous pression car, le corps de la femme doit porter les marqueurs physiques d’une sexualité réussie. Cependant, il ne suffit pas uniquement de procréer, il faut pouvoir accoucher d’un enfant sain. Car, le corps de l’enfant répond à un enfant social. Il doit être beau et en bonne santé et plus tard un adulte productif pour sa famille et son groupe social d’appartenance. L’enfant représente pour un couple son apport à la société et assure le bonheur des parents d'une part, et de la communauté d'autre part. Cette étude se propose de décrire certains rituels qui accompagnent le processus de développement des enfants dans la culture baoulé. Il s’agit d’une étude descriptive à visée compréhensive. Les entretiens semi-directifs et observation non participante menés montrent que les enfants sont soumis à certains rituels au cours de leur processus de croissance (marcher, parler, stopper le Ok, nettoyage de la langue…). Ces rituels jouent un rôle fonctionnel qui vise à inscrire l’enfant dans la lignée ancestrale.</p> <p><em><strong>English title: Ancestral healing rituals in the care of early childhood ailments (Ivory Coast)</strong></em></p> <p>Children occupy a fundamental place in all cultures. Their births carry varied meanings across eras and societies and are often associated with gender norms as well as family expectations. When a couple is unable to procreate, the woman is held responsible and put under<br>pressure, because the female body is expected to bear the physical markers of successful sexuality. However, it is not enough merely to procreate; one must be able to give birth to a healthy child. For the child's body corresponds to a social child. The child must be beautiful and healthy, and later a productive adult for their family and social group. For a couple, the child represents their contribution to society and ensures the happiness of the parents on one hand, and of the community on the other. This study aims to describe certain rituals that accompany the process of children's development in Baoulé culture. It is a descriptive study with a comprehensive aim. The interviews and ethnographic observations conducted show that children are subjected to certain rituals during their growth process (walking, speaking, stopping the Ok, cleaning of the tongue…). These rituals play a functional role that aims to integrate the child into the ancestral lineage. </p>2026-09-10T00:00:00+00:00Copyright (c) 2026 https://www.ajol.info/index.php/jrsul/article/view/335684Adaptation des enfants en situation de rue dans un contexte de conflits armés à Bukavu (RDC)2026-09-10T09:30:17+00:00M.G. Kapalatanathaliekituza09@gmail.comN. Kituzanathaliekituza09@gmail.comO.R. Safarinathaliekituza09@gmail.comD. Sumailinathaliekituza09@gmail.comM. Kabeshanathaliekituza09@gmail.comA. Lwikitchanathaliekituza09@gmail.comK. Mokenathaliekituza09@gmail.com<p>L’Est de la République Démocratique du Congo est confronté depuis à des guerres à répétition qui déstabilisent la vie socioéconomique de la population. La recherche est inscrite à grande partie dans une approche qualitative grâce aux entretiens individuels réalisés avec les enfants en situation de rue(ESR), avec comme objectif d’identifier les conséquences de ralentissement des interventions des organisations non gouvernementales et des services publics en période de guerres sur les enfants en situation de rue à Bukavu. Les résultats révèlent un sentiment de ralentissement des actions de soutien matériel, éducatif et psychosocial chez ces enfants en période de conflits armés. Cette situation aggrave la précarité, augmente l’exposition aux violences et accentue l’errance ainsi que la détresse<br>psychologique des enfants en situation de rue. Face à ce vide, les enfants en situation de rue développent des stratégies individuelles ou collectives de survie entre autres la mendicité, petits commerces, travaux informels ou pratiques à risque comme le vol et la prostitution. D’autres recourent à des mécanismes l’évasion psychologique (football, cinéma) pour atténuer leur souffrance. En outre, des soutiens<br>ponctuels sont assurés par des figures religieuses locales, offrant nourriture, vêtements et réconfort spirituel. Malgré leur résilience, ces adaptations sont précaires, inégales, non structurées, insuffisantes pour répondre à leurs besoins multiples et traduisent un défaut grave de protection institutionnelle. Enfin, les enfants expriment une volonté forte de réinsertion par le travail, la formation professionnelle et<br>l’éducation. Ils interpellent les organisations non gouvernementales, l’Etat et les communautés pour des actions structurelles comme centres d’accueil, campagnes de sensibilisation, retour à l’école et aide à la création d’activités génératrices de revenus. Ce travail met en évidence la nécessité urgente d’un accompagnement coordonné, multisectoriel et durable pour protéger, encadrer et autonomiser les<br>enfants en situation de rue dans les contextes de conflits armés.</p> <p> </p> <p><strong><em>English title: Adaptation of street children in the context of armed conflict in Bukavu,</em></strong><strong><em>Democratic Republic of the Congo</em></strong></p> <p>The Eastern Democratic Republic of Congo has long been plagued by recurring wars that destabilize the socio-economic lives of the population. This research adopts a qualitative approach based on individual interviews conducted with street children, with the aim<br>of identifying the consequences for street children in Bukavu of the slowdown in interventions by nongovernmental organisations and public services during periods of war. The findings reveal a perceived reduction concerning educational and psychosocial support for these children during periods of armed conflict. This situation exacerbates their precariousness, increases their exposure to violence and intensifies their homelessness and psychological distress. Faced with this situation, street children develop individual or collective survival strategies, including begging, smallscale trading, informal work or risky activities such as theft and prostitution. Others resort to psychological coping mechanisms (such as football or going to the cinema) to alleviate their suffering. Furthermore, ad hoc support is provided by local religious figures, who offer food, clothing and spiritual comfort. Despite their resilience, these coping mechanisms are precarious, uneven, unstructured and insufficient to meet their multiple needs, reflecting a serious lack of institutional protection. Finally, children express a strong desire to reintegrate through work, vocational training and education. They call on non-governmental<br>organisations, the state and local communities to take structural measures such as setting up reception centres, running awareness-raising campaigns, facilitating a return to school and providing support for the creation of income-generating activities. This study highlights the urgent need for coordinated, multi-sectoral and sustainable support to protect, guide and empower street children in contexts of armed conflict. </p> <p> </p>2026-09-10T00:00:00+00:00Copyright (c) 2026