PROMOTING ACCESS TO AFRICAN RESEARCH

Pan African Medical Journal

The AJOL site is currently undergoing a major upgrade, and there will temporarily be some restrictions to the available functionality.
-- Users will not be able to register or log in during this period.
-- Full text (PDF) downloads of Open Access journal articles will be available as always.
-- Full text (PDF) downloads of subscription based journal articles will NOT be available
We apologise for any inconvenience caused. Please check back soon, as we will revert to usual policy as soon as possible.





Etude des connaissances, attitudes et pratiques en matière de réintégration sociale des femmes victimes de fistule obstétricale: Région de l’Extrême-nord, Cameroun

SM Sanou, BBA Sali, BR Mabvouna, M Douryang, TVV Teikeu, FMA Saah, ELM Ovaga, SM Ausseil, C Vittorio, G Russo

Abstract


Introduction: la fistule obstétricale est un orifice entre le vagin et la vessie ou le rectum, voire les deux. Ses impacts sont des conséquences
anatomo-fonctionnelles et sociales. On estime à plus de 19 000 le nombre de femmes qui souffrent de fistule obstétricale au Cameroun.

Méthodes: il s'agissait d'une étude transversale descriptive conduite dans trois districts de santé de la région de l'Extrême-nord. Vingt-huit femmes victimes de fistules obstétricales, quarante-deux membres de leur  entourage et vingt-quatre agents de santé ont été interviewés entre Novembre et Décembre 2013. Trois types de questionnaires ont été  utilisés. Les données ont été analysées dans Epi Info version 7.1.4.0. Les
moyennes et les fréquences ont été calculées avec un intervalle de  confiance à 95%.

Résultats: 46,4% des femmes victimes de fistule obstétricales  interviewées avaient subi une intervention chirurgicale réparatrice parmi lesquelles, 61,5% bénéficiaient de la réintégration. Le fonds de commerce (62,5%) était l'aide la plus reçue. Vingt-deux membres de l'entourage savaient pourquoi on fait la réintégration. Selon eux, les considérations socioculturelles (68,2%), sont la principale barrière de la réintégration.  D'après les agents de santé, le suivi psychosocial (58,3%) est la principale activité de la réintégration dans les centres de prise en charge de la fistule.

Conclusion: la prise en charge des fistules obstétricales au Cameroun souffre de manque de réintégration sociale. Ceci expliquerait en partie la persistance de cette pathologie. Un accent devrait être mis sur l'appui matériel, financier et sur le suivi psychosocial des femmes victimes de fistule obstétricale.




http://dx.doi.org/10.11604/pamj.2015.20.172.5959
AJOL African Journals Online