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Decentralising Natural Resource Management and the Politics of Institutional Resource Management in Uganda’s Forest Sub-Sector

Frank Muhereza

Abstract


Since launching decentralisation in December 1992, Uganda has implemented wide-ranging public sector reforms as a part of broader democratisation, designed to ensure that powers over the management of public affairs are held by representative and downwardly accountable local authorities. This article explores how these reforms have been implemented in Uganda’s forest sub-sector. The  forest-tenure regimes introduced under the 2003 National Forestry and Tree Planting Act have entrusted to various responsible bodies with the power to maintain, manage and control the different categories of forests. In actual practice, however, only limited powers have been effectively transferred away from the centre. Continued central control makes it extremely difficult to insulate decision making over the allocation of licences from higher-level political pressures, since the ostensibly decentralised powers are exercised by actors who are upwardly  accountable to these central forces. Forest sub-sector reform outcomes reveal that this upward accountability risks undermining popular participation and weakening democratic decision making. It also fetters the equity and efficiency potential of government poverty eradication programmes in the short and long term.

Depuis que l’Ouganda s’est engagé dans la décentralisation en 1992, de dures réformes ont été lancées dans le secteur public  dans le sillage de la démocratisation, pour s’assurer que les affaires publiques sont tenues par des autorités locales réellement  représentatives et responsables. Cet article explore la façon dont ces réformes ont été appliquées au sous-secteur forestier. Il  soutient que les pouvoirs pour gérer et contrôler les différentes forêts concernées par les nouveaux régimes introduits par la Loi nationale sur les forêts n’ont été confiés à des organes décentralisés et à des acteurs périphériques responsables à cet effet que sur le papier. Dans la pratique des pouvoirs très limités font l’objet d’un transfert effectif du gouvernement central à des acteurs  périphériques. Ceci ne met pas par exemple la prise de décision locale à l’abri des pressions politiques, étant donnés que ceux qui détiennent localement les pouvoirs ne rendent pas compte vers le bas mais vers le haut. Il s’ensuit que les résultats des  réformes du sous-secteur forestier sapent le principe d’augmentation de la participation populaire et de prise de décision   démocratique, d’une part, et la capacité du gouvernement d’atteindre les objectifs équitables de ses programmes d’éradication de la pauvreté à court- et à moyen- terme, d’autre part.




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