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Race, Class and Voting Patterns in South Africa’s Electoral System: Ten Years of Democracy

Adam Habib, Sanusha Naidu

Abstract


In the run up to South Africa’s three national elections both academia and the media advocated that electoral behaviour would be informed by the race census thesis.  This article challenges this dominant thesis by using evidence from postapartheid South Africa’s three general elections which suggests that the racial census thesis is not the only factor that determines and/or explains voter behaviour of the South African electorate. The indications are that significant sections of the electorate make rational choices during elections, and decide on the bases of information  available to them that guides them to choose which party most closely represent their material and other interests. Therefore the article concludes that the link between racial/tribal identities and electoral behaviour is not strong enough and that opposition politicians who do not recognise this will continue to make the mistake of basing their electoral campaigns on crude racial assumptions about the South African electorate, resulting in failure to attract the support of a cross-section of the electorate. And the latter is bound to have negative consequences for the consolidation of democracy in the country.

 

En Afrique du Sud, durant la période précédant les trois élections nationales, le monde académique et les media affirmaient que le comportement électoral de la population obéirait à la thèse du recensement social. Cet article remet en question cette thèse dominante en se servant d’exemples issus des trois élections générales de l’Afrique du Sud post-apartheid, qui montrent que la thèse du recensement social ne constitue pas l’unique facteur déterminant et/ou expliquant le comportement des électeurs sud-africains. Ces exemples indiquent que de larges portions de  l’électorat effectuent des choix rationnels durant les élections et se prononcent en fonction des informations qu’ils reçoivent, qui les poussent ensuite vers le parti qui représente le mieux leurs intérêts matériels et autres. L’article conclut ainsi en affirmant que le lien entre identités raciales/tribales et comportement électoral n’est pas suffisamment fort et que les représentants de l’opposition qui ne  reconnaissent pas ce fait continueront sur la mauvaise voie en basant leur  campagne électorale sur de grossières hypothèses raciales relatives à l’électorat sud-africain. Le risque est qu’ils n’arriveront certainement pas ainsi à s’attirer le soutien d’un échantillon représentatif de l’électorat. En outre, ceci aura forcément des conséquences négatives sur la consolidation de la démocratie dans ce pays.




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