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Sensibilité aux antibiotiques des souches de staphylococcus aureus communautaires dans la région de Nouakchott (Mauritanie)

Mohamed Lemine Ould Salem, Sidi Mohamed Ghaber, Sidi El Wafi Ould Baba, Mohamed Mahmoud Ould Maouloud

Abstract


Introduction: staphylocoque aureus reste un pathogène majeur de l'homme causant des infections très diverses, cutanées, urinaires, pulmonaires ainsi que des septicémies. L'objectif de ce travail est d'évaluer la sensibilité des souches communautaires de Staphylococcus aureus isolées dans différents produits pathologiques vis-à-vis des principaux antibiotiques utilisés, dans la région de Nouakchott (Mauritanie). Méthodes: il s'agit d'une étude rétrospective réalisée sur 281 souches de Staphylococus aureus isolées entre Janvier 2014 et Août 2015 au laboratoire du Centre Hospitalier National et aux deux laboratoires privés de la ville de Nouakchott, dans différents produits pathologiques des patients non hospitalisés. La sensibilité aux antibiotiques a été déterminée par la méthode de diffusion de disques en milieu gélosé de Mueller Hinton selon les recommandations du CA-SFM. Résultats: le taux de résistance à la pénicilline G était élevé (96 à 100%). Le taux de SARM communautaires se situe entre 25 et 26% dans les suppurations, de 34,3% dans les ECBU et de 28% dans les spermocultures. La résistance aux Macrolides-Lincosamyne-Streptogramines (MLS), donnant le phénotype MLSb inductible, était retrouvée dans 6% des souches urinaires et 27% des souches isolées à partir des suppurations. L'activité des aminosides est variable, l'amikacine était active sur toutes les souches. L'activité du cotrimoxazol est faible (77% de résistance) et aucune résistance à la vancomycine n'a été notée. Conclusion: l'activité de la Pénicilline G sur les souches de Staphylococcus aureus isolées dans la région de Nouakchott est quasi nulle et le taux de SARM communautaire est important atteignant jusqu'à 34%. Ceci pourrait être expliqué par l'usage anarchique de ces molécules dans notre pays.

The Pan African Medical Journal 2016;24



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