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Les fistules anastomotiques (FA) post-colectomie au Service de Chirurgie Générale de l’Hôpital Aristide Le Dantec

Alpha Oumar Toure, Ibrahima Konate, Mamadou Seck, Abdelouahad Faouzi, Ousmane Thiam, Mohamadou Lamine Gueye, Mamadou Cisse, Ousmane Ka, Madieng Dieng, Cheikh Tidiane Toure

Abstract


La fistule anastomotique reste la complication la plus redoutée après chirurgie colorectale et continue à poser un problème diagnostique et thérapeutique. Le but de cette étude est de déterminer à la fois la prévalence et les éléments de prises en charge diagnostiques et  thérapeutiques de la fistule colique après colectomie. Nous avons mené une étude rétrospective descriptive des cas de fistule colique après  colectomie sur une période de 7 ans allant de janvier 2007 au décembre 2013. Il y avait 17 patients qui ont présenté une fistule colique parmi les 170 patients ayant bénéficié de colectomie dans notre service soit un taux de 10%. L'âge moyen au moment de l'intervention initiale était de 45,1 ans (extrêmes de 20 et 78 ans). Il y avait une prédominance des patients de sexe masculin (n=13) avec un sex ratio de 3,3. Les pathologies tumorales colorectales (n=9) et le volvulus de colon pelvien (n=7) était les principales indications de colectomie L'intervention initiale a été réalisée en urgence chez 13 patients. Le délai moyen d'apparition de la fistule était de 10,8 jours. Il y avait 10 patients ayant présenté une fistule colo-cutanée et 7 cas de péritonites postopératoires stercorales. Onze de nos patients présentaient une anémie (taux moyen d'hémoglobine de 9,1 g/dl) et 8 patients, une hyperleucocytose (taux moyen de 15100  leucocytes/mm3). Une échographie, réalisée chez 6 patients, était revenue normale chez 1 patient et avait mis en évidence un épanchement intra péritonéal chez 5 patients tandis que La tomodensitométrie (TDM) sans opacification digestive, réalisée chez 2 patients, n'était contributive au diagnostic que chez 1 seul patient. Neuf patients avaient bénéficié de traitement médical seul. Ce dernier consistait en une couverture  antibiotique, un régime hyperprotéique, et un appareillage de la fistule par une poche de colostomie. La fistule s'est fermée spontanément, dans un délai moyen de 15 jours. La reprise chirurgicale a été réalisée
chez 8 patients dans un délai moyen de 4,8 jours. Elle a été indiquée pour une péritonite par fistule anastomotique chez 7 patients et pour  persistance de la fistule colocutanée malgré traitement médical chez 1 patient. Le geste chirurgical consistait en une stomie digestive dans 6 cas. Sept patients ont présenté au moins une complication liée à la fistule colique (2 récidives de la fistule, 3 suppurations et 2 éviscérations). La durée moyenne d'hospitalisation était de 55,2 jours (extrêmes de 15
et 168 jours). Deux décès étaient enregistrés consécutif à un choc septique. Une accessibilité des moyens thérapeutiques telles que la nutrition parentérale et le drainage percutané nous permettrait de réduire une durée d'hospitalisation prolongée et également des coûts de prise en charge élevés.

Mots clés: Colectomie, anastomose, fistule, péritonite, stomie




http://dx.doi.org/10.11604/pamj.2017.28.11.12612
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