PROMOTING ACCESS TO AFRICAN RESEARCH

Contemporary Journal of African Studies

Log in or Register to get access to full text downloads.

Remember me or Register



DOWNLOAD FULL TEXT Open Access  DOWNLOAD FULL TEXT Subscription or Fee Access

Governance Practices in Africa

Tania Coetzee

Abstract


Abstract

This paper investigates observed encodings of gender stereotypes in Igbo proverbs, the obvious pigeonhole effects of these stereotypes on male-female operational spaces, and how the fixed formats of these proverbs present them as taken-for-granted, impermeable for deconstruction and recontextualization. Drawing insights from sexism, critical discourse analysis (CDA), conceptual metaphor theory (CMT) and critical metaphor analysis (CMA), the paper analyzes different sets of gender-related Igbo proverbs in four selected source domains: lineage perpetuation/inheritance rights, domestic sphere, marriage, and leadership/social privileges – with gender categories as target domains. CMT was deployed to predict the underlying conceptual metaphors encoding the stereotypes while CMA explains their pragmatic implications and rhetoric potentials through a corpus-based approach. The various inequities and inequality encoded in these stereotypes are viewed in relation to critical language awareness of power structures which are the concerns of CDA. The findings show a preponderance of male stereotypic dominance in all the domains: positive-male, negative-female semantic and operational spaces, fixity of gender roles, male as norm, perpetuation of the patriarchal order and naturalized subordination of women and hence raise consciousness on possible revision, recontextualization or jettisoning of these sexist expressions to temper their debilitating potentials to optimum human resource development.    


Résumé

Cet article étudie les encodages de stéréotypes de genre observés dans quelques proverbes igbo, les effets visibles de la marginalisation causée par ces stéréotypes sur les espaces opérationnels hommes-femmes et dans quelle mesure les formats fixes de ces proverbes les présentent comme des éléments pris pour acquis et imperméables pour la déconstruction et la recontextualisation. Tout en s’inspirant du sexisme, de l’analyse critique du discours (ACD), de la théorie de la métaphore conceptuelle (TMC) et de l’analyse critique de la métaphore (ACM), cet article analyse les différents groupes de proverbes igbo liés au genre dans quatre sources de domaine précises: les droits à la pérennisation de la lignée/ l’héritage, la sphère domestique, le mariage et les privilèges liés au leadership ou à la vie sociale – avec les catégories de genre comme des domaines cibles. Nous avons déployé la TMC et l’ACM respectivement pour prédire les métaphores conceptuelles fondamentales encodant les stéréotypes et pour expliquer leurs implications pragmatiques et les potentiels rhétoriques à travers une approche à base de corpus. Les différentes iniquités et l’inégalité encodées dans ces stéréotypes sont considérées par rapport à une prise de conscience critique linguistique des structures du pouvoir qui sont les sujets de l’ACD.  Les conclusions montrent une prépondérance de dominance stéréotypée des hommes dans toutes les sphères: l’homme considéré comme l’agent de permanence des propriétés fermières, l’homme considéré comme le propriétaire, l’homme considéré comme le fournisseur et l’homme considéré comme un être rationnel et supérieur; tandis que la femme est considérée comme un signe avant-coureur d’extinction des propretés fermières, un appendice, une consommatrice, une propriété, un être avec un esprit instable et un être inférieur, pour ne mentionner que quelques exemples, créant ainsi des stéréotypes de genre qui légitiment et perpétuent la discrimination de genre, ce qui affecte la performativité de genre. Cet article met en lumière les points suivants : l’homme considéré comme un être positif, la femme considérée comme un être négatif, la fixité des rôles, l’homme considéré comme une norme, la pérennisation de l’ordre patriarcal et la subordination naturalisée des femmes. Par conséquent, cet article renforce la prise de conscience sur une révision possible, une recontextualisation ou l’abandon de ces expressions sexistes avec pour but de diminuer leurs effets potentiels négatifs sur le développement optimal des ressources humaines.



AJOL African Journals Online