PROMOTING ACCESS TO AFRICAN RESEARCH

Science et Technique, Sciences de la Santé

Log in or Register to get access to full text downloads.

Remember me or Register



DOWNLOAD FULL TEXT Open Access  DOWNLOAD FULL TEXT Subscription or Fee Access

Consommation des psychotropes en milieu scolaire, au Burkina Faso : Prévalences et facteurs de risque

L Nikiéma, S Kouanda, I Seck, S Tiendrebéogo, HG Ouédraogo, M Yaméogo, B Méda, B Doulogou, I Guissou, B Sondo

Abstract


L’utilisation des substances psycho-actives est un phénomène récurrent et persistant en Afrique et le milieu scolaire n’en est pas épargné. Mesurer la prévalence de la consommation des principales substances psycho-actives et d’en déterminer les facteurs de risque en milieu scolaire de l’enseignement secondaire de la ville de Ouagadougou était notre objectif. Pour ce faire, nous avons mené une étude épidémiologique transversale, par questionnaire auto administré. Elle a été conduite en 2006 auprès des élèves des établissements d’enseignement secondaire de la ville de Ouagadougou. Au total, 3301 élèves ont participé à l’étude. L’âge moyen des élèves était de 15 ± 3 ans. Les filles représentaient 55,5 % de l’échantillon. D’une manière générale, l’alcool est la substance la plus expérimentée par les élèves (34,14 %), suivi du tabac (10,16 %), les somnifères et tranquillisants (5,12 %), les autres substances (7,1%) et le cannabis (1,73 %). La fréquence de consommation de toutes les substances augmente avec l’âge. Les facteurs associés à la consommation du tabac dans l’échantillon sont le fait de passer des soirées hors domicile sans autorisation des parents (OR-IC 3,82 [2,50-5,83]), le fait de « sécher des cours » (2,14 [1,52-3 ,02]), la consommation dans l’entourage aussi bien parmi les parents (1,50 [1,05-2,15]) que par les amis (5,66 [4,02-7,96]). Pour l’alcool, les facteurs les plus significativement associés à la consommation par les élèves sont la consommation dans l’entourage familial (5,52 [3,83-7,96]) ou par les amis (3,55 [2,56-4,91]) et la consommation du cannabis par les élèves est surtout associée au fait d’avoir un ami qui en consomme (16.29 [5.89-45.03]). Les résultats de cette étude montrent que la consommation des substances psycho-actives par les jeunes scolarisés est une réalité dans notre pays. D’où l’importance du renforcement de la sensibilisation aussi bien des parents d’élèves que des élèves eux-mêmes autour des méfaits des substances psychotropes.

Mots clés : psychotropes, santé des adolescents, milieu scolaires, prévalence, facteurs de risque, Pays en développement.




AJOL African Journals Online