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Relations entre la diversité et la biomasse aérienne des espèces arborescentes dans les agroforêts traditionnelles à base de cacaoyers: Cas de la localité de Lakota (Côte d’Ivoire)

Bi Tra Aimé Vroh, Abdoulaye Cissé, Yves Adou Yao Constant, Djaha Kouamé, Jean Koffi Kouao, Bruno Kpangui Kouassi, Jean Claude Koffi Béné

Abstract


En matière de gestion durable des systèmes agroforestiers à base de cacao, il serait important de trouver un compromis pour à la fois conserver la biodiversité et les stocks de carbone ; ce qui constituerait une alternative écologiquement soutenable à l’agriculture conventionnelle. En Afrique sub-saharienne, peu d’études ont mis la lumière sur les relations éventuelles entre la biomasse végétale et la diversité biologique dans ces systèmes. La présente étude a permis de tester ces relations dans des agroforêts à cacao de Lakota en Côte d’Ivoire. Des cacaoyères et des forêts ont été inventoriées selon la méthode des transects à aire variable. Plusieurs indices floristiques, ont été calculés et la biomasse aérienne a été estimée, pour les espèces arborescentes de dbh > 2,5 cm. Au total, 215 espèces ont été dénombrées dans l’ensemble des biotopes dont 57,2 % en forêts anciennes, 50,2 % en forêts secondaires et 26 à 45 % dans les plantations. La biomasse aérienne des arbres sur pied dans les forêts anciennes est plus élevée (203,7 t ha-1) que dans les plantations où la biomasse baisse jusqu’à 90,2 t ha-1. Il n’existe pas de relations significatives entre la biomasse aérienne et la diversité des espèces dans les forêts. Dans les plantations âgées de plus de 15 ans, une forte diversité spécifique peut être bénéfique à 20 % dans l’augmentation de la biomasse sur pied. Les pratiques paysannes traditionnelle sen cacao culture peuvent donc garantircon comitamment, la diversité floristique et la biomasse qui est le facteur déterminant dans la séquestration du carbone.

Mots Clés: Réchauffements climatiques, système agroforestier, Côte d’Ivoire, activité anthropique

English Abstract

For sustainable management of cocoa based agroforestry systems, it is important to find a tradeoff to conserve both biodiversity and carbon stock; which would be an ecologically sustainable alternative to conventional agriculture. In Sub-Saharan Africa, few studies have tested relationships between plant biomass and biodiversity in these systems. This study analysed these relationships in Cocoa based agroforest in Lakota area in Côte d’Ivoire. Cocoa farms and forest patches were inventoried using the variable-area transect method. We considered all trees species with dbh> 2.5 cm. Pearson correlation was used to test probable links between aboveground biomass and diversity indexes. We recorded a total of 215 tree species in all habitats, of which 57.2% were in old growth forests, 50.2% in secondary forests and 26-45% in cocoa farms. Biomass stock of old growth forests was greater (203.7 t ha-1) than in plantations, where it dropped to 90.2 t ha-1. There was no significant relationship between aboveground biomass and floristic indices in forests. In old plantations of over 15 years old, high species diversity could contribute up to 20% in the aboveground biomass. The conservation of floristic diversity in cacao based agroforestry systems may represent an important factor in mitigating global warming, through the storage of large amounts of carbon.

Keywords: Climate change, cocoa based agroforestry system, Côte d’Ivoire, human activities




http://dx.doi.org/10.4314/acsj.v23i4.2
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