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African Crop Science Journal

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Performances d’une nouvelle approche dans l’estimation au champ de l’utilisation de l’azote des résidus de récolte par les cultures

N. El Alami, M. Ismaili

Abstract


La technique isotopique indirecte, basée sur le principe de dilution du marquage  isotopique par l’azote issu de la minéralisation des résidus organiques non enrichies  de l’15N, a l’avantage d’être plus simple et moins onéreuse que
la technique directe (par marquage des résidus). Elle possède cependant des  limitations, dues à l’organisation temporaire d’une quantité de l’azote du traceur 15N, en présence des résidus organiques et qui provoque une dilution du marquage qui n’est pas en relation avec la minéralisation des résidus appliqués, ce qui amène à une surestimation de l’utilisation de l’azote des résidus par la plante. A fin de parer à ces erreurs liées à la substitution des pools de N, une approche modifiée de cette technique a été suggérée. Elle consiste à marquer le sol par 15N et le laisser se stabiliser, durant plusieurs mois, avant d’appliquer les résidus non marqués. Par ce pré-marquage du sol, l’azote minéral natif du sol et l’azote organisé par les  microorganismes ont sensiblement un enrichissement similaire en 15N. Une  expérience a été conduite au champ a fin de tester la fiabilité de nouvelle approche à la technique de dilution dans l’estimation de l’azote des résidus de tournesol (Helianthus annuus L. var. Viki) et de la comparer à la technique directe. Le sol a été pré-marqué avec 15N en appliquant un engrais enrichi de 15N à la culture du tournesol. A la récolte, nous avons utilisé une méthode de marquage croisé, dans laquelle les résidus de récolte de tournesol marqués par 15N sont appliqués à un sol non marqué (technique directe) et des résidus de récolte de tournesol non marqués sont appliqués à un sol préalablement marqué par 15N (technique indirecte, nouvelle approche). Des témoins, sans résidus, à sol prémarqué et à sol non marqués, sont également réalisés. Toutes les parcelles ont été semées avec du blé (Triticum aestivum L. var merchouch) et du tournesol (Helianthus annuus L. var. Viki), en succession. Les pourcentages d’azote provenant des résidus de tournesol (% Ndfr) dans les cultures du blé et de tournesol ont été respectivement 6,92 % et 3,62 %, estimés par la méthode directe et 7,9 %, 4,24 %, estimé par la méthode indirecte. Les résultats n’ont montré aucune différence significative entre les deux techniques, ce qui suggère que la nouvelle technique par pré-marquage du sol est aussi fiable que la technique directe dans l’estimation de l’utilisation de l’azote des résidus de récolte par les cultures. Elle a en plus l’avantage d’être moins onéreuse et d’être plus simple d’utilisation pour une large gamme de résidus organiques même les plus complexes.


Mots Clés: 15N, %Ndfr, résidus de cultures, dilution isotopique




http://dx.doi.org/10.4314/acsj.v25i4.6
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