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Journal of Applied Biosciences

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Évaluation des pratiques agricoles des légumes feuilles : le cas des utilisations des pesticides et des intrants chimiques sur les sites maraîchers de Ouagadougou, Burkina Faso.

Bakary Tarnagda, Abel Tankoano, François Tapsoba, Bernadette Sourabié Pane, Ousman Abdoullahi Hissein, Adoum Oumar Djbrine, Koine Maxim Drabo, Yves Traoré, Aly Savadogo

Abstract


Objectif : La présente étude vise à évaluer les pratiques phytosanitaires des maraîchers et à fournir une meilleure connaissance des risques liés aux pratiques de maraîchage, notamment l’utilisation des pesticides et intrants chimiques à Ouagadougou au Burkina Faso.
Méthodologie et résultats : Des enquêtes ont été réalisées du 10 mars au 08 Avril et du 18 Juillet au 06 Août 2016 auprès de 200 producteurs dans les sites de Tanghin et de Boulmiougou où se pratique une forte activité de production maraîchère. Les observations ont révélées une utilisation des pesticides non autorisés souvent destinés spécialement à d’autres cultures. L’étude a révélé une imprécision manifeste de concentration des insecticides avec une moyenne du nombre d’épandage de 9,5. En outre, 77,88% des maraîchers ont appliqué les insecticides de Profenofos sur Ipomaea batatas (Patate douce), Lambda Cyhalothrine sur Amaranthus hybridu (Amarante), Le Manèbe sur Cleome gynandra (Gynandro)et l’emanectin benzoate sur Hibiscus sabdariffa (Oseille) respectivement dans 67%, 55,5%, et 8,66% des cas d’utilisation détournée. Les résultats révèlent que la plupart des producteurs (96 % à Tanghin et 87 % à Boulmiougou) n’observent aucune mesure de protection lors des traitements phytosanitaires des cultures. En effet, 65 % des pesticides utilisés sont classés selon l’échelle de toxicité de l’OMS et 67,5 % de ses sont destinés au traitement du coton et non à des cultures maraichères.
Conclusion et application : La gestion et l’utilisation très peu rigoureuses des pesticides constatés dans ces sites pourraient constituer une menace pour le maintien de la biodiversité et de la productivité des écosystèmes naturels et de la santé des producteurs et des consommateurs. Face à ce constat, le défi de la recherche serait la détermination du niveau actuel de contamination des légumes feuilles et des eaux du barrage et celui de l’État serait l’initiation de programmes de sensibilisation des producteurs par rapport à une gestion plus rigoureuse des pesticides.

Mots-clés : pratiques paysannes, cultures maraîchères, pesticides, risques, Burkina Faso




http://dx.doi.org/10.4314/jab.v117i1.3
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