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Annales des Sciences Agronomiques

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Gestion de la diversite varietale de d. Cayenensis - d. rotundata et domestication des dioscorea spontanées dans l’aire culturelle fon (Bénin)

S Tostain, BJH Bossa, V Agbo, C Ghehi, C Agbangla, O Daïnou

Abstract


L’igname, Dioscorea sp., occupe au Bénin une grande place dans les systèmes traditionnels de production. L’étude réalisée en 2001 au Bénin chez 150 chefs d’exploitation de l’aire culturelle Fon dans la sous-préfecture de Djidja (Département du Zou) a eu pour objectifs d’étudier la domestication des ignames sauvages et la gestion de la diversité variétale des ignames cultivées. La culture des ignames est itinérante mais l’étude de la position des champs sur 4 ans (de 1997 à 2001) montre que la majorité des paysans se déplacent peu. Trente
deux variétés dont 30 de D. cayenensis- D. rotundata sont cultivées dont trois seulement sont endémiques. Les variétés Gnidou, Nindoui, Codjèwé, Kpété et Laboko sont les plus cultivées. Aucune des variétés n’est locale. Entre producteurs d’un même terroir, il n’existe pas de système d’information sur les variétés. Lorsque les producteurs ont quatre variétés, 22 % ont fait une erreur de reconnaissance (40 % quand ils ont plus de cinq variétés). Une forme d’obtention de nouvelles variétés est la domestication des ignames de «brousse». Au sein de l’échantillon, 40 % des producteurs d’igname sont des domesticateurs (31 % domestiquent actuellement) mais le nombre de buttes d’ignames sauvages en domestication est faible. Les formes sauvages découvertes
fortuitement au cours d’une chasse ou obtenu par le biais d’un parent sont prélevées dans des forêts galeries ou dans d’anciennes jachères. Deux formes sont prélevées : une forme grêle appelée «Zounté hlouélé» et une forme de grande taille appelée «Zounté cloclo». La domestication de ces ignames spontanées (D. praehensilis, D. abyssinica, descendances issues de graines de D. cayenensis-D. rotundata ou échappées de culture) permet de disposer de nombreuses boutures.

 

The yam Dioscorea sp. take a big place in Bénin in the traditional systems of production. It is always cultivated in the head of rotation of crops. The study made with 150 farmers from the Fon cultural area in the sub-prefecture of Djidja (Zou department) was carried out to analyse the wild yams domestication process and the management process of the varietal diversity. Even if the yam culture is itinerant, the study of positions fields during 4 years (from 1997 to 2001) shows that peasants
have low movements. Any local variety is present in the studied native areas : 32 yam varieties are cultivated, within 30 D. cayenensis - D. rotundata. Three of them are endemic. Any information on varieties are exchanged between farmers, even inside a same village. Those who dispose of a few number of varieties, even if they want to improve their varietal patrimony, are face to face to seeds lost. On 101 farmers tested on 4 varieties, 22 % of them have made a recognition mistake
against 40 % when they are front of 5 varieties at least. In all villages studied, the Gnidou, Nindoui, Codjèwé, Kpété and Laboko varieties are the most cultivated in term of superficies. One of the process to obtain new varieties is domestication. Inside the farmers group asked about, 40 % are some “domesticators” (31 % actual ones). The wild forms discovered by accident during hunting, or obtained by a parent, come from gallery
forests or from fields being fallow for a long time. Two forms are sampled : the thin form «Zounté hlouélé» and the big one «Zounté cloclo». The domestication of those spontaneous yams (D. praehensilis, D. abyssinica or probably some offsprings coming from seeds of D. cayenensis - D. rotundata) allows producers to obtain some seeds of new varieties. Nevertheless, number of mounts with wild yams being domesticated is low.




http://dx.doi.org/10.4314/asab.v3i2.43384
AJOL African Journals Online