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Grazing capacity estimates: why include biomass estimates from arable lands?


EC Timpong-Jones
AG Toxopeus
PH Mugabe
T Chinuwo

Abstract



Forage for ruminants in the dry season were assessed and matched with feed requirements in three villages in Zimbabwe, namely; Chiweshe, Makande and Mudzimu. Stocking rates were compared with grazing capacity to determine grazing intensities. Grazing capacities were estimated with and without crop residues to assess the importance of crop residues in livestock feeding during the dry season. 333, 742 and 5,320 tonnes of forage DM were estimated from crop yields on arable lands in Chiweshe, Makande and Mudzimu, representing 31.8, 19.2 and 83.1% respectively of total available forage DM produced in the villages. When including crop residues in the estimation of grazing capacity, all three villages were understocked. However, without the contribution of crop residues, the grazing intensities changed. Grazing capacities for Chiweshe, Makande and Mudzimu declined from 2.8 to 4.9, 1.5 to 2.8, and 1.1 to 8.2 ha/LU representing a reduction of 44, 46 and 87% respectively, making all three villages overstocked. Results obtained revealed that in areas with intensive crop production, crop residues assume great importance in decreasing the level of feed deficit in the dry season. When the contribution of crop residues is taken into account in grazing capacity estimates, the level of grazing intensity is not as high as is normally depicted.
Le fourrage pour les ruminants pendant la saison sèche a été évalué en tenant compte des exigences alimentaires dans trois villages au Zimbabwe, à savoir : Chiweshe, Makande et Mudzimu. Les taux de charge étaient comparés avec la capacité de pâturage pour déterminer l'intensité de pâturage. La capacité de pâturage était évaluée avec et sans les résidus de récolte, afin de déterminer l'importance des résidus de récolte pour l'alimentation du bétail durant la saison sèche. 333 ; 742 et 5 320 tonnes de matière sèche (MS) du fourrage ont été évalués à partir du rendement des cultures sur les terres arables de Chiweshe, Makande et Mudzimu, soit 31,8 ; 19,2 et 83,1% de MS totale du fourrage produite dans les villages. Lorsqu'on a inclus les résidus de récolte dans l'évaluation de la capacité de pâturage, on a observé un sous-pâturage dans tous les trois villages. Cependant, sans les résidus de récolte, l'intensité de pâturage a changé. Les capacités de pâturage pour Chiweshe, Makande et Mudzimu ont diminué de 2,8 à 4,9 ; 1,5 à 2,8 et 1,1 à 8,2 ha/UB, soit une réduction de 44; 46 et 87% respectivement, ce qui a entrainé une surcharge pastorale dans tous les trois villages. Les résultats obtenus ont montré que dans les zones à production agricole intensive, les résidus de récolte ont une grande importance puisqu'ils réduisent le niveau de déficit alimentaire pendant la saison sèche. Lorsqu'on tient compte des résidus de récolte dans l'évaluation de la capacité de pâturage, le niveau de l'intensité de pâturage n'est pas aussi élevé que ce qu'il est normalement.
Bulletin of Animal Health and Production in Africa Vol. 54 (4) 2006: pp. 33-42

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eISSN: 0378-9721