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Catalogue des résumés
Abstract
Le présent article s’intéresse à la manière dont la gestion de la parole féminine est un des sites les plus efficaces de maintien de l’ordre patriarcal par voie d’imposition du silence. En décryptant le pouvoir d’énonciation littéraire d’une jeune autrice camerounaise l’intéressant à différents sites de violence patriarcale, il montre comment opère les dispositifs d’invisibilisation, de marginalisation et de silenciation des cadets en tout genre. L’injonction du silence s’inscrit dans une écologie de positions et de prises de positions patriarcales tenues par des agents centraux et auxilliaires de maintien de l’ordre. La silenciation, production de l’absence et de l’effacement du bruit de la condition féminine, donne lieu à l’affrontement entre désir et institution au cœur d’un ordre de discours (au sens de Michel Foucault). L’article repose sur une mise en dialogue et un retour réflexif sur des trouvailles ethnographiques, éclairés par la mise en récit littéraire de la condition féminine à Idool. Il met en tension une fictionnalisation revendiquée sans grand succès et une transgression sociale comme moteur d’autodétermination.



