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Etude de facteurs de risque de la transmission du VIH de la mère à l’enfant dans la stratégie « option A » à Lubumbashi, République Démocratique du Congo

Dieudonné Tshikwej Ngwej, Olivier Mukuku, Rachel Mudekereza, Eugénie Karaj, Etienne Bwana Fwamba Odimba, Oscar Numbi Luboya, Jean-Baptiste Sakatolo Kakoma, Stanis Okitotshio Wembonyama

Abstract


Introduction: L'infection à VIH chez la femme enceinte a pour principal risque la contamination du nouveau-né. L'objectif est de déterminer letaux de transmission du VIH de la mère à l'enfant (TME) dans la ville de Lubumbashi et en évaluer les facteurs de risque.

Méthodes: Il s'agissait d'une étude prospective transversale à visée analytique de 157 accouchées  séropositives au VIH et de leurs enfants dans 12 structures sanitaires de Lubumbashi (RDCongo) du 1er octobre 2012 au 31 décembre 2013. Les paramètres sociodémographiques, cliniques et les données  relatives aux activités de PTME du VIH ont été étudiés. Les statistiques usuelles ont été utilisées pour  analyser les résultats. Le seuil de significativité a été fixé à une valeur de p<0,05.

Résultats: Le taux de transmission verticale du VIH était de 12,7% (20/157). Il n'y avait pas  d'association significative entre les caractéristiques sociodémographiques maternelles telles que l'âge, la  parité, le niveau d'étude, la profession et l'état-civil et la TME (p>0,05). La transmission verticale du VIH était significativement associée aux facteurs suivants : le stade clinique 3 de l'OMS (OR=5,18 (1,5- 18,1)), la présence d'infection opportuniste (OR=8,7 (2,7-27,8)), le dépistage lors de l'accouchement  (OR=6,3 (1,0-39,0)) ou au cours de l'allaitement (OR=7,1 (1,1-76,7)), au taux de CD4 maternel  <350/mm3 (OR=2,9 (1,1-7,7)), l'absence de thérapie antirétrovirale chez la mère (OR=19,9  (4,8-81,9)), la naissance avant terme (OR=4,7 (1,4-16,0)), la rupture prématurée de membranes  (OR=45,0 (7,4-454,6)), le faible poids de naissance (OR=5,6 (1,9-16,7)), la notion de réanimation  néonatale (OR=12,4 (3,8-40,1)), la non administration de la névirapine à la naissance (OR=26,4  (7,6-92,3)) et l'alimentation mixte (OR=12,6 (1,3-115,9)). Le sexe du nourrisson et le mode  d'accouchement n'étaient pas non plus associés à la transmission verticale du VIH (p>0,05).

Conclusion: Le taux de TME du VIH demeure fort élevé à Lubumbashi comme dans la plupart de pays en  développement où les nouveau-nés continuent d'être infectés par le VIH de manière verticale alors que certains facteurs de transmission sont tout à fait souvent évitables. La réduction de cette transmission passe par une amélioration du système de suivi des grossesses dans notre milieu.




http://dx.doi.org/10.11604/pamj.2015.22.18.7480
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