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Etude de la prévalence des infections nosocomiales et des facteurs associes dans les deux hopitaux universitaires de Lubumbashi, République Démocratique du Congo: cas des Cliniques Universitaires de Lubumbashi et l’Hôpital Janson Sendwe

Danny Kasongo Kakupa, Prosper Kalenga Muenze, Baudouin Byl, Michèle Dramaix Wilmet

Abstract


Introduction: estimer la prévalence « un jour donné » des infections nosocomiales et déterminer leurs facteurs associés, ensuite estimer la prévalence des micro-organismes responsables des infections nosocomiales de Lubumbashi, République Démocratique du Congo. Méthodes: une étude transversale descriptive a été menée dans les deux hôpitaux de Lubumbashi au sein de cinq services d’hospitalisation (Chirurgie, Gynéco-Obstétrique, Médecine interne, Pédiatrie et Réanimation). L’échantillon était constitué de 171 patients hospitalisés et qui ont été interrogés à l’aide d’un questionnaire standardisé. La fiche médicale nous a permit de connaitre le type d’antibiotique administré au patient 48 heures après d’admission. Notre étude s’est déroulée durant le mois de février 2010 dans le cadre de la première enquête locale de prévalence des infections nosocomiales. Résultats: notre étude a permis de recenser 59 patients atteints d’une infection nosocomiale. La prévalence globale est de 34,5% (dont 17,0% pour une infection nosocomiale acquise et 17,5% pour une infection importée). L’infection nosocomiale a été définie selon l’Organisation Mondiale de la Santé comme toute infection acquise pendant un séjour à l’hôpital et qui n’était ni présente ni en incubation au moment de l’admission du patient. Les facteurs de risque suivants ont été associés aux infections nosocomiales acquises: durée d’hospitalisation (les patients admis en long séjour, séjour de plus de sept jours d’hospitalisation avaient un risque plus élevé que ceux admis en séjour court, séjour inférieur ou égal à sept jours d’hospitalisation (Ratio de prévalence: RP =3,6 [IC a 95% 1,4-8 ,9]). Parmi les infections nosocomiales, les infections du site opératoire étaient les plus fréquentes (27,1%), suivies des infections pulmonaires (22,0%) et des infections urinaires (17,0%). L’examen microbiologique a permis de mettre en évidence cinq germes responsables d’une infection nosocomiale chez les patients infectés : Escherichia coli (11,9%), Staphylococcus aureus (6,8%), Pseudomonas aeruginosa (5,1%), Shigella spp (5,1%) et Salmonela typhi (1,7%). L’examen microbiologique n’a été réalisé que dans 31,0 % (n=59). La cefotaxime, céphalosporine de 3ème génération était l’antibiotique le plus prescrit (37,9%), suivi de l’amoxicilline (19,6%) et l’ampicilline (16,3%) en monothérapie. La bi et la trithérapie ont été également prescrites. La voie parentérale était la plus utilisée pour administrer un anti-infectieux. La prévalence d’infections nosocomiales différait significativement entre les deux hôpitaux universitaires ; la prévalence d’une infection nosocomiale acquise est de 22,2% aux Cliniques Universitaires de Lubumbashi et 13,1% à l’hôpital Sendwe. Conclusion: dans notre travail, la prévalence globale des infections nosocomiales était de 34,5%. Les infections du site opératoire étaient les plus fréquentes (27,1%). L’Escherichia coli était le germe le plus fréquent soit 11,9%.

The Pan African Medical Journal 2016;24



http://dx.doi.org/10.11604/pamj.2016.24.275.7626
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