Qualité de vie et vécu de la maladie, avant et après hystérectomie vaginale, chez les femmes admises au Centre Hospitalier Universitaire de Brazzaville

  • Jean Alfred Mbongo
  • Alain Mouanga
  • Didace Massamba Miabaou
  • Aya Nzelie
  • Léon Hervé Iloki

Abstract

Toute maladie est un mal en soi qu’il faut éradiquer car elle altère souvent de façon significative la qualité de la vie. L’hystérectomie vaginale est indiquée pour les patientes qui présentent certaines affections gynécologiques graves, elle est donc bénéfique mais, peut également avoir une répercussion néfaste sur la qualité de vie de la femme. Ainsi nous avons voulu explorer le vécu de la maladie et de l’hystérectomie vaginale (HV) des femmes avant et après l’intervention chirurgicale. Nous avons effectué une étude prospective qualitative, à recueil clinique sur une période de 12 mois; qui a concerné les femmes, ayant subi une hystérectomie vaginale. Celles n’ayant pas accepté de participer à l’étude, ou n’ayant pas de contact téléphonique n’ont pas été incluses. Pendant la maladie, le vécu des femmes a été: l’inconfort sexuel 26/40 (65%); les saignements génitaux 12/40 (30%); les douleurs pelviennes 13/40 (32,5%).En Post-opératoire, ont été noté les dyspareunies transitoires30/40 (75%) ; les céphalées secondaires à l’anesthésie 4/40 (10%). Le vécu psychologique a été dominé avant l’HV par la peur de la chirurgie chez toutes les patientes, les troubles du sommeil 38/40 (95%), l’angoisse 30 /40(75%) , un sentiment de honte lié aux difficultés à accomplir l’acte sexuel en raison du prolapsus 26/40(65%) et/ ou en raison des saignements génitaux, dus au fibrome utérin 14/40(35%). Le sentiment de la perte de féminité était déclaré par 26/40 femmes porteuses de prolapsus utérin (65%), la modification de l’estime de soi 26/40 (65%). Ces appréciations subjectives ont été améliorées avec l’HV, contre balançant la perte de leur organe de reproduction. Aucune information n’a été donnée par les femmes à leurs proches et aux membres de la famille avant la chirurgie, traduisant ainsi leur sentiment de gène ou de honte. L’arrêt des symptômes a été observé dans tous les cas, même si dans un cas (1,25%) un nouveau signe au titre des complications (plaie rectale) a éténoté. Concernant l’activité sexuelle, tous les couples ont déclaré leur satisfaction après le traitement. Le vécu dramatique de la maladie et de l’hystérectomie vaginale avant, est nettement amélioré après l’intervention chirurgicale.

The Pan African Medical Journal 2016;25

Author Biographies

Jean Alfred Mbongo
Service de Gynécologie Obstétrique, CHU de Brazzaville, BP 32, Brazzaville, Congo
Alain Mouanga
Service de Psychiatrie, CHU de Brazzaville, BP 32, Brazzaville, Congo
Didace Massamba Miabaou
Service Chirurgie Digestive, CHU de Brazzaville, BP32, Brazzaville, Congo
Aya Nzelie
Service de Gynécologie Obstétrique, CHU de Brazzaville, BP 32, Brazzaville, Congo
Léon Hervé Iloki
Service de Gynécologie Obstétrique, CHU de Brazzaville, BP 32, Brazzaville, Congo
Published
2016-11-02
Section
Articles

Journal Identifiers


eISSN: 1937-8688