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Profil épidémiologique des entérobactéries uropathogènes productrices de bêta-lactamases à spectre élargi

Mohammed Sbiti, khalid Lahmadi, khalid Lahmadi

Abstract


Les infections urinaires à entérobactéries productrices de bêtalactamases à spectre élargi (E-BLSE) constituent un risque infectieux, un enjeu thérapeutique de taille et peuvent même conduire dans certains cas à des impasses du fait de leur multi-résistance aux antibiotiques. Le but de ce travail est de préciser le profil  épidémiologique des (E-BLSE) uropathogènes et décrire leur niveau actuel de résistance aux antibiotiques pour une meilleure prise en charge des patients selon les données locales. Il s'agit d'une étude rétrospective sur une période de trois ans (du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2015) concernant toutes les souches d'E-BLSE isolées de tous les ECBU traités au laboratoire de microbiologie de à l'Hôpital Militaire Moulay Ismail de Meknès. La culture a été faite selon les techniques usuelles, et l'antibiogramme a été réalisé par méthode de disque diffusion sous gélose Muller-Hinton selon les recommandations du Comité de l'antibiogramme de la Société française de microbiologie CA-SFM 2013/2014. Cette étude a permis de noter une importante prévalence globale d'isolement des E-BLSE (12.2%), particulièrement chez les patients hospitalisés (54.8%) dont la plus grande prévalence (72%) a été enregistrée dans le service d'urologie. Parmi ces E-BLSE Escherichia coli constitue la majorité (61%) des isolats, cependant au sein de la même espèce Klebsiella pneumoniae est le plus producteur de BLSE (25.8%). L'étude de l'antibioresistance des E-BLSE durant ces trois ans a mis en évidence des co-résistances à la ciprofloxacine (92.5%), au  sulfametoxazoletrimethoprime (88,4%), à la gentamycine (67,2%). Globalement nos résultats sont en accord avec les données des autres pays méditerranéens
exception faite pour l'amikacine dont la résistance est très basse (6.1%) dans notre étude. Cette étude a montré que la prévalence des E-BLSE en milieu hospitalier est importante et que sa diffusion en milieu communautaire est un fait préoccupant. Ces E-BLSE sont généralement résistantes aux antibiotiques, notamment des aux molécules utiles en urologie.

Mots clés: Infections urinaires, ECBU, entérobactéries, BLSE, résistance aux antibiotiques




http://dx.doi.org/10.11604/pamj.2017.28.29.11402
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