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Puissance occulte et dynamique du progrès : pour une réhabilitation symbolique de la sorcellerie chez Mutt-Lon The occult and dynamic power of progress: towards a symbolic rehabilitation of witchcraft in Mutt-Lon
Abstract
La sorcellerie est un ensemble de pratiques et de représentations largement répandues en Afrique subsaharienne. Souvent perçue comme dangereuse et porteuse de conséquences néfastes, elle est au cœur de nombreuses productions littéraires contemporaines. Le roman Ceux qui sortent dans la nuit de Mutt-Lon en offre une illustration saisissante. Les membres de la confrérie sorcière sont tous des initiés évoluant dans une chronospatialité spécifique : leur opérativité s’inscrit dans la nuit, dans des espaces en hauteur, de préférence perchés sur le baobab. Notre réflexion part d’une problématique : dans quelle mesure la sorcellerie, au regard de la puissance qui lui est attribuée, pourrait-elle être réorientée vers des finalités positives ? Dans cette perspective, certains sorciers du roman envisagent une restructuration de leurs activités en s’organisant en équipes de recherche autour de thématiques ciblées. Leur première découverte porte sur le secret de la dématérialisation, pouvoir majeur qui devient le point de départ d’innovations à portée scientifique. Le cadre théorique retenu pour cette étude est la géocritique développée par Bertrand Westphal. Cette approche nous permet d’analyser les interactions entre les espaces du texte et le réel. Nous distinguons un espace commun et des espaces propres cartographiables, tels que la ville de Yaoundé et certains de ses quartiers. Cette inscription spatiale confère au roman un effet de réalisme et renforce la tension entre imaginaire sorcier et ancrage géographique concret.
Witchcraft is a set of practices widespread in sub-Saharan Africa. It is considered dangerous and has harmful consequences as demonstrated by Mutt-Lon’s novel Ceux qui sortent dans la nuit. Members of witchcraft are all initiates whose operational chronospatial dimension is the night, perched at heights, preferably on the baobab tree. The problem our work addresses is to determine to what extent witchcraft, given its potential for harm, can be redirected toward positive achievements. Making witchcraft a total for social development is supported by curtains sorcerers who will organize themselves into research teams following targeted themes. The first discovery to be made concerns the secret of dematerialization, a powerful practise that will enable numerous discoveries in the scientific filed. The theoretical framework chosen for this study is Bertrand Westphal’s geocriticism. It allowed us to establish the link between the spaces of the text and reality. We distinguished a common space and specific spaces that are mappable, such as the city of Yaounde and certain of its neighbours, which give the novel a realistic effect.



