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Reconstruction des pertes de substance du cuir chevelu. Reconstruction of Scalp Defects.
Abstract
INTRODUCTION Les pertes de substance du cuir chevelu constituent un défi majeur en chirurgie reconstructrice en raison de la faible élasticité des tissus, de la nécessité de protéger les structures sous-jacentes et d’obtenir un résultat fonctionnel et esthétique satisfaisant. La stratégie thérapeutique dépend principalement de la taille du défect, de son étiologie et de la présence éventuelle d’une exposition osseuse. L’Objectif de cet étude est d’Analyser les modalités de prise en charge des pertes de substance du cuir chevelu dans notre service et proposer un algorithme décisionnel permettant d’orienter le choix thérapeutique.
Matériel et méthodes
Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique menée sur une période de huit ans (2015–2023), incluant 50 patients présentant une perte de substance du cuir chevelu. Les techniques reconstructrices utilisées comprenaient la cicatrisation dirigée, les lambeaux locaux, les lambeaux loco-régionaux et l’expansion cutanée. Les données démographiques, les étiologies, les caractéristiques des défects, les complications postopératoires ainsi que les résultats au suivi ont été analysés.
Résultats
L’âge moyen des patients était de 53,2 ± 15,4 ans, avec une prédominance masculine (66 %). Les principales étiologies étaient tumorales (64 %), traumatiques (28 %) et infectieuses (8 %). La surface moyenne des défects était de 28,4 ± 18,6 cm².
Le taux global de complications était de 18 %, avec une association statistiquement significative selon la technique reconstructrice utilisée (p = 0,041). Les facteurs de risque identifiés pour la survenue de complications étaient le diabète (OR = 4,44 ; p = 0,041) et le tabagisme (OR = 6,07 ; p = 0,018). Une corrélation significative a été observée entre la surface du défect et la technique de reconstruction choisie (r = 0,78 ; p < 0,001).
La durée moyenne de suivi était de 48 mois [12–96].
Conclusion
L’algorithme décisionnel proposé, fondé sur la surface du défect (< 30 cm² vs ≥ 30 cm²) et la présence d’une exposition osseuse, constitue un outil pertinent pour orienter la stratégie reconstructrice. L’expansion cutanée apparaît comme la technique offrant les meilleurs résultats fonctionnels et esthétiques pour les défects supérieurs à 30 cm².



