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Connaissances ethnobotaniques et usages de Combretum micranthum dans la pharmacopée traditionnelle au Sud-ouest de Tahoua (Niger, Afrique de l’Ouest)

Oumarou Hama, Hodabalo Kamou, Maman Moustapha Ali Abdou, Karim Saley

Abstract


Cette étude, conduite dans le terroir villageois de Bagga dans la région de Tahoua, portant sur les usages de Combretum micranthum G.Don dans la pharmacopée traditionnelle, a pour objectif d’identifier les niveaux des connaissances et les usages de la plante dans la pharmacopée, en vue de soigner les maladies humaines ou animales. Pour ce faire, 150 personnes, dont 38,8% des femmes et 61,20% d’hommes, ont été interviewées afin d’avoir des renseignements sur les connaissances et modes d’usages de l’espèce dans la pharmacopée. La méthodologie a consisté d’abord par des enquêtes individuelles, afin de recueillir diverses données auprès de ces personnes, puis un focus groupe, afin de confirmer la véracité des données fournies et de collecter celles omises lors des enquêtes individuelles. Ainsi, Combretum micranthum est le plus souvent utilisé par les Haoussa, dans les traitements des maladies humaines comme la dysenterie, le cancer, les démangeaisons et les coliques, avec des fréquences d’utilisations respectives de 39,78%, 16,57%, 10,50% et 9,39%. Parmi les parties utilisées, on note les feuilles, les racines, les écorces, les fleurs et les graines avec des fréquences respectives de 77,65%, 15,88%, 2,94%, 1,76% et 1,76%. Ainsi, il ressort qu’il y a une différence significative (p < 0,05) entre les ethnies enquêtées, pour le traitement de la dysenterie et la différence est hautement significative (p < 0,01) entre ces ethnies pour le traitement du cancer et les affections urinaires. Dans le domaine animal, les maladies les plus souvent traitées sont la diarrhée, la fièvre, le cancer et les troubles digestifs, avec des fréquences d’utilisations respectives de 52,17%, 26,09%, 13,04% et 8,7%. Une étude portant sur les analyses chimiques des organes de la plante sera conduite au cours des recherches futures, afin de confirmer les assertions paysannes sur les vertus médicinales de l’espèce.

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Mots clés: Ethnobotanique, pharmacopée traditionnelle, phytothérapie, Bagga, Niger




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