Effets direct et résiduel de différents niveaux de fertilisation azotée sur la composition chimique de Brachiaria ruziziensis à la floraison à l’Ouest Cameroun

  • F Tendonkeng
  • B Boukila
  • ET Pamo
  • AV Mboko
  • BF Zogang
  • FNE Matumuini

Abstract

L’effet direct et résiduel de différents niveaux de fertilisation azotée sur la composition chimique de Brachiaria ruziziensis à la floraison a été réalisée à la Ferme d’Application et de Recherche de l’Université de Dschang en 2008 et 2009. Un dispositif factoriel comparant six doses d’azote (0 ; 50 ; 100 ; 150 ; 200 et 250 kg N/ha) sur des parcelles de 8 m² (4 m x 2 m) en quatre répétitions, soit un total de 24 parcelles expérimentales a été utilisé. A la deuxième année, aucune fertilisation n’a été apportée. Un échantillon représentatif de 1 kg des plantes entières de B. ruziziensis a été récolté sur chaque parcelle, séparé en tiges et feuilles, puis séché à 60 °C pour l’évaluation de la composition chimique. Les résultats de ce travail ont montré que la fertilisation azotée a influencé de manière variable la composition chimique de B. ruziziensis à la floraison. Par contre, la teneur en Matières Azotées Totales (MAT) a augmenté de manière significative (P<0,05) avec l’effet direct de la fertilisation azotée. Les teneurs en MAT les plus élevées dans la plante entière (5,01±0,94% MS), les feuilles
(7,64±0,61% MS) et les tiges (3,73±0,10% MS) en fonction de l’effet résiduel de la fertilisation a été obtenue respectivement avec la fertilisation aux doses 200; 0 et 250 kg N/ha. Cependant, l’effet résiduel de la
fertilisation azotée n’a pas influencé de manière significative la composition chimique de la plante entière, des feuilles et des tiges de B. ruziziensis à ce stade phénologique. L’effet direct de la fertilisation à la floraison a entraîné une baisse de la concentration en glucides de B. ruziziensis alors qu’aucune variation significative (P>0,05) n’a été observée avec l’effet résiduel. Cette étude montre que l’effet direct de la fertilisation a influencé de manière significative (P<0,05) la teneur en protéines brutes de la plante entière, des feuilles et des tiges de B. ruziziensis alors que l’effet résiduel de la fertilisation n’a eu aucun effet significatif sur la composition chimique de la plante entière, des feuilles et des tiges à ce stade phénologique.
Published
2011-11-14
Section
Articles

Journal Identifiers


eISSN: 1997-342X
print ISSN: 1991-8631