Opposition zwischen „schlechter sprache“ und „dichterischer sprache“ . Zur sprachauffassung bei ingeborg bachmann

  • M Ndiaye
Keywords: langage, civilisation, critique, verbiage, « langage moral »

Abstract

La problématique du langage occupe une place essentielle dans les poèmes et les textes en prose d’Ingeborg Bachmann. Pour une meilleure compréhension de l’oeuvre de Bachmann, la critique recommande de prendre plus en compte l’aspect linguistique que le déroulement des évènements. Cette attention particulière accordée à l’analyse du langage chez Bachmann relève du rôle moral qu’il doit jouer dans ce « présent en sursis ». Dans ses oeuvres, la critique de la civilisation est toujours associée à une critique du «langage quotidien» qu’elle compare à du « verbiage » et à un « mauvais langage ». Ce type de langage, elle l’oppose au langage poétique, au « langage moral » qui doit aider les Hommes à entretenir le rêve d’un monde utopique meilleur auquel ils aspirent. Le langage, tout en décrivant la crise dans laquelle est plongé l’individu dans la civilisation moderne et en reflétant la posture adoptée par la littérature, doit jouer un rôle déterminant sur le plan éthique. Les textes d’Ingeborg Bachmann reflètent toujours une exigence, le besoin d’une moralité rigoureuse sur le plan linguistique. C’est l’exigence d’un combat au moyen du langage, combat dont le résultat serait le silence, la condition pour accéder à un nouveau type de langage, l’expression d’une pensée éthique.

Mots clés : langage, civilisation, critique, verbiage, « langage moral »

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Articles

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eISSN: 2413-354X
print ISSN: 1727-8651