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Grossesse molaire : étude épidémio-clinique et pronostique à l’hôpital universitaire de Bouaké


Dagoun D.E. Boko
Y. Samake
R. Klipkezo
B.M. Menin-Messou
K.N. Kouadio
C.G. M’Bro
S. Camara
L.E. Djanhan
Y. Doumbia

Abstract

Objectif : Identifier les facteurs associés à la grossesse môlaire observée au sein des patientes et évaluer son pronostic au CHU de Bouaké.


Méthodes : Il s’agissait d’une étude de collecte rétrospective de type descriptif et analytique. Elle s’était étendue sur une période de trois ans (1er janvier 2022 au 31 décembre 2025). Elle portait sur les patientes traitées et suivies pour grossesse môlaire. Elle a eu pour cadre le service de gynécologie du Centre Hospitalier Universitaire de Bouaké. Nous avions utilisé le test statistique de Khi² de Fisher avec seuil de significativité p < 0, 05.


Résultats : Quarante un cas de môle hydatiforme remplissant les critères d’inclusion ont été recensés. La fréquence de la grossesse molaire était de 1 môle pour 1000 grossesses. La tranche d’âges de 30 à 40 ans était la plus concernée (75,60 %). Les patientes étaient référées (92,68%), des femmes au foyer (68,29%), multigestes (70,74%), multipares (58,54%), groupe sanguin O rhésus positif (62%), avec des antécédents d’avortements spontanés (41,46%) et d’IVG (36,58%). Les métrorragies étaient le principal motif de consultation (100%). La hauteur utérine était excessive dans 80,48% des cas. L’échographie pelvienne montrait des images typiques en grappe de raisin dans 90,24% des cas. Le dosage des β-hCG avait été réalisé dans 43% des cas. L’histologie confirmait la môle hydatiforme complète dans 83,17% des cas. L’évacuation utérine môlaire était le principal traitement (90,24%). La môle hydatiforme complète était plus représentée
entre 20- 40 ans (p= 0,000). Les métrorragies étaient plus fréquentes entre 16 et 20 semaines d’aménorrhées (p= 0,000). La baisse du taux sérique de béta-HCG une semaine après l’évacuation môlaire était associée à un état clinique satisfaisant (p= 0,000) et une échographie normale (p= 0,000). Au bout de douze mois, 14,64% de nos patientes étaient perdues de vue, le taux de guérison étant de 65,85% et une mortalité de 19,51%.


Conclusion : La môle hydatiforme était rare à la maternité du CHU de Bouaké. Sa prise en charge était confrontée à une cherté du coût de la chimiothérapie et des difficultés de surveillance post-môlaire qui doivent être prises en compte afin d’améliorer le pronostic.


 


English title: Molar pregnancy : an epidemiological, clinical, and prognostic study at the university hospital of Bouake


Objective Identify the factors associated with molar pregnancy observed in patients and evaluate its prognosis at the University Hospital of Bouaké.


Methods This was a retrospective descriptive and analytical data collection study. It covered a period of three years (January 1, 2022 to December 31, 2025). The study focused on patients treated and monitored for molar pregnancies. It took place in the Gynecology
Department of the Bouaké University Hospital. We used Fisher's chi-square test with a significance threshold of p < 0.05.


Results: Forty-one cases of hydatidiform mole meeting the inclusion criteria were identified. The incidence of molar pregnancy was 1 mole per 1,000 pregnancies. The 30- to 40-year-old age group was the most affected (75.60%). The patients were referred (92.68%) were
homemakers (68.29%), had given birth to more than one child (70.74%), had given birth multiple times (58.54%), had blood type O Rh-positive (62%), and had a history of spontaneous abortion (41.46%) and induced abortion (36.58%). Abnormal uterine bleeding were the main reason for seeking medical care (100%). %). The fundal height was excessive in 80.48% of cases. Pelvic ultrasound revealed typical “grape-like” images in 90.24% of cases. Béta-HCG levels were measured in 43% of cases. Histology confirmed complete hydatidiform mole in 83.17% of cases.Uterine evacuation was the primary treatment (90.24%). Complete hydatidiform mole was more common among
women aged 20-40 (p = 0.000). Vaginal bleeding was more frequent between 16 and 20 weeks of amenorrhea (p = 0.000). A decrease in serum beta-hCG levels one week after molar evacuation was associated with a satisfactory clinical condition (p=0.000) and a normal
ultrasound (p=0.000). After twelve months, 14,64% of our patients were lost to follow-up, with a cure rate of 65,85% and a mortality rate of 19,51%.


Conclusion: Hydatidiform mole was rare at the maternity ward of Bouaké University Hospital. Its management was complicated by the high cost of chemotherapy and the challenges of post-molar followup, which must be addressed to improve the prognosis. 


Journal Identifiers


eISSN: 2413-354X
print ISSN: 1727-8651