Production vivriere et crises alimentaires au Togo (1884-1960

  • B Nabe
Keywords: staple food, food crisis, spare barns, foreseeing indigenous societies, Togo, colonial administration, subsistence strategies.

Abstract

During the colonial period, Togo was essentially a territory with a subsistence economy in spite of administrative actions to promote marketable crops for exportation. Contrary to some colonial territories,
industrial crops for exportation have been substituted for basic food crops from the end of the XIX century till independence. Togo will remain a food granary, even an exporter of food crops in the subregion as to Europe. The colonial administration was preoccupied by food production only in cases of food crises, notably in the northern region, most exposed geographically to events related to natural conditions (climate and invasion of locusts). Government reaction consisted in popularizing tuber crops like yam and cassava, considered as underground crops in the northern region and from 1935 the administration imposed the constitution of food reserve in the village granary after the harvests through the "Sociétés Indigènes de Prévoyance" (SIP). The population had their own strategies of struggling against nutritional crisis.

 

Durant la période coloniale, le TOGO fut un territoire essentiellement d’économie de subsistance en dépit des interventions administratives de promotion des cultures marchandes d’exportation. Contrairement à
certains territoires coloniaux, les cultures industrielles d’exportation ne s’y sont jamais substituées aux cultures alimentaires de base entre la fin du XIXè siècle jusqu’à l’indépendance. Le Togo restera un
grenier vivrier voire un exportateur de produits vivriers dans la sous-région comme vers l’Europe. L’administration coloniale ne se préoccupa de la production de subsistance qu’en cas de crises
alimentaires, notamment dans la région septentrionale, plus exposée géographiquement aux contingences des conditions naturelles (climatiques et invasions des acridiens). Sa réaction consistait à vulgariser les cultures à tubercules (igname, manioc) dites ‘’souterraines’’ dans la région concernée et à imposer à partir
de 1935 la constitution des réserves alimentaires dans les greniers par village après les récoltes par l’intermédiaire des Sociétés Indigènes de Prévoyance (SIP). Les populations avaient leurs propres stratégies de lutte contre les crises alimentaires.

Section
Articles

Journal Identifiers


eISSN: 2413-354X
print ISSN: 1727-8651