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Journal de la Recherche Scientifique de l’Université de Lomé

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Complications du traitement traditionnel des fractures : à propos de 36 cas, au service d’orthopédie Aristide Le Dantec de Dakar

L Lamah, A Abalo, AV Dansokho, SK Diakite, CB Dieme, CV Kinkpe, NF Coulibaly, AD Sane

Abstract


Introduction : La médecine moderne, comme celle traditionnelle, concourent au rétablissement du bienêtre physique, mental et social. Au Sénégal comme ailleurs ces deux médecines se pratiquent à tous les niveaux. Faut-il établir un rapport de nécessité entre les deux ou mettre une nette séparation ; chacune évoluant pour son propre compte ? Nos objectifs ont été de faire une étude épidémiologique, de rechercher les raisons du choix initial de cette médecine par les patients et celles qui les incitent à revenir vers la médecine moderne. Nous avons également décrit les aspects cliniques et radiologiques de ces complications. Matériel et méthode : Il s’agissait d’une étude prospective sur un an (1e juillet 2005 au 30 juin 2006) Le recrutement des patients a été fait aux services des urgences et des consultations externes. Inclusion : toute complication d’une fracture traitée chez un tradipraticien. Résultats : nous avons reçu au total 36 patients, 29 hommes contre 7 femmes. L’âge moyen était de 22 ans avec des extrêmes de 6 et 65 ans. Les cals vicieux et les pseudarthroses, lésions les plus fréquentes, prédominaient au niveau des membres pelviens. Les gangrènes, les plus graves, siégeaient au niveau des membres thoraciques. L’habitude, l’influence du milieu et le manque de moyen étaient les principaux motifs du choix initial. Le découragement face au traitement, l’arrivée des parents et l’inquiétude du tradipraticien étaient les raisons des consultations secondaires à l’hôpital. Commentaires : les auteurs discutent les facteurs qui favorisent ces complications, les motifs du choix initial de cette médecine et réfléchissent aux possibilités d’une collaboration des ces deux médecines.

Mots clés : Complications, traitement traditionnel, fractures.

Introduction: Modern medicine such as traditional, compete to the well being recovering, either physical or mental or social. In Senegal as elsewhere the two medicines are practiced at all levels. Should we build a relationship of necessity between these two or set a clear separation? Our objectives were to study the epidemiology of lesions, the reasons of the initial choice and the reasons of return to modern medicine. We described also the clinical and radiological aspects of lesions. Material and methods: it was a prospective study from 1st July 2005 to 30 June 2006. The  recruitment of patients was made to emergency services and outpatient. Inclusion: all patients who had complication after traditional treatment.
Results: We received 36 patients, 29 men against women 7. The average age was 22 years. Malunions and pseudarthrosis, the more frequent lesions, predominated to pelvic limb. Gangrene, the most serious, was in the chest limbs. The usual, the influence of the environment and lack of means were the main reasons for initial choice. Discouragement over treatment, the arrival of parents and the traditional concern was the reasons of hospital consulting. Comments: The authors discuss the factors that promote these complications, the reasons for the initial choice of this medicine and reflect on the possibilities of a collaboration of the two medicines.

Key words: Complications, traditional treatment, fractures.




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