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Second tour de la présidentielle 2006 en R.D. Congo discours et stratégie de campagne dans un environnement bipolarisé et mondialisé


Alain Longondjo Lama

Abstract


In a transparently competitive environment based on a specific set of ideas, techniques, and resources, the election campaign plays a pivotal role; it offers an opportunity to craft ideological messages and strategies designed to captivate voters, with the aim of persuading them to cast their ballots for a particular candidate.




During the second round of the presidential election on October 29, 2006, in the Democratic Republic of the Congo, the political landscape was shaped by a bipolarization manifesting on three levels: geographical (East vs. West), ideological (Mobutists vs. Kabilists), and cultural (Swahili speakers vs. others).




The message of the Alliance for the Presidential Majority (AMP)—centered on security and reconstruction—resonated most strongly in the east of the country, a region that had suffered the ravages of the wars of 1996 and 1998. It also found a favorable reception among the international community, which was actively involved in global peace processes.




Conversely, the message of the Union for the Nation (UN)—focused on the themes of "Congolité" (Congolese identity) and the squandering of the DRC’s natural resources—found a stronger echo in the west and center of the country, where there was deep concern regarding incursions by Rwandan, Burundian, and Ugandan forces along the eastern border.




On the international stage, this rhetoric drew disapproval from the predatory powers that have dominated Africa in the name of globalization since the end of the Cold War.




The 2006 electoral process in the Democratic Republic of the Congo is not merely another instance of "assisted democratization"; it also illustrates the system of dependency that accompanies globalization.



Résumé


Pour remporter la victoire électorale dans une situation de compétition transparente qui se fonde sur un ensemble d’idées, de techniques et de moyens spécifiques, la campagne électorale joue un rôle de premier plan, en ce sens qu’elle constitue l’occasion pour les idéologies et stratégies d’imaginer des messages qui attirent ou captivent les électeurs dans le but de les convaincre et les amener à voter pour leur candidat.




Au second tour de la présidentielle du 29 octobre 2006, en République démocratique du Congo, l’espace politique congolais est tributaire d’une bipolarisation qui s’observerait à trois niveaux à la fois d’ordre géographique (Est et Ouest), idéologique (Mobutistes opposés aux Kabilistes) et culturel (les Swahilis opposés aux autres).




Le discours de l’Alliance pour la Majorité Présidentielle conçu sur le thème de la sécurité et de la reconstruction aurait été mieux compris à l’Est du pays victime des deux guerres de 1996 et de 1998. Il aurait également eu un écho favorable au niveau de la Communauté Internationale impliquée dans les processus de paix dans le monde. 




Inversement, le discours de l’Union pour la Nation tourné vers le thème central de la congolité et du bradage des richesses naturelles de la République démocratique du Congo, aurait mieux retenti à l’Ouest et au centre du pays préoccupés par les différentes incursions Rwando-Burundo-Ougandaises à la frontière Est.




Sur le plan international, ce discours aurait attiré le désaveu des puissances de la prédation qui contrôlent l’Afrique depuis la fin de la guerre froide au nom de la mondialisation.




Le processus électoral de 2006 en République démocratique du Congo n’est simplement le nouvel exemple de démocratisation assistée, elle témoigne de nouveau le régime de dépendance qui accompagne la mondialisation.




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eISSN: 2666-6782
print ISSN: 2665-9875