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Caractérisation biologique de Schistosoma haematobium, S. bovis et leurs hybrides chez l’homme et chez les mollusques Bulinus truncatus naturellement infestés, au Centre et Nord de la Côte d’Ivoire.
Abstract
Objectif : Identifier les espèces Schistosoma haematobium, S. bovis et leurs hybrides et, évaluer la compatibilité des schistosomes avec les mollusques hôtes intermédiaires et la souris blanche (Mus musculus albinos), hôte définitif, en infestation expérimentale.
Méthodologie et résultats : Des schistosomes ont été obtenus à partir de bulins infestés naturellement ou expérimentalement avec des miracidiums provenant des urines de l’homme. Ils ont permis d’étudier la compatibilité de quatre populations de Bulinus truncatus avec deux souches du groupe S. haematobium. La chronobiologie cercarienne a été étudiée à partir de quatre tranches horaires : 6-10h, 10-12h, 12-15h et 15-18h. Des souris blanches infestées expérimentalement, ont été perfusées pour dénombrer les vers adultes. Une meilleure compatibilité schistosome-mollusque a été observée au niveau des infestations sympatriques. Le pic d’émergence cercarienne pour les mollusques naturellement infestés a été observé entre 6-10h, 10h-15h et à 15-18h, tandis que celui des bulins infestés expérimentalement a été majoritairement observé entre 10-15h. En termes de nombre de vers collectés, les souris blanches ont été plus permissives aux schistosomes provenant des mollusques naturellement infestés.
Conclusion et application des résultats : Les pics d’émergence cercarienne précoce (6-10h) et tardif (15-18h) pourraient être liés à S. bovis, tandis que celui de 10-15h correspondrait à S. haematobium. De même, en raison de la très faible compatibilité connue entre Mus musculus albinos et S. haematobium, les schistosomes auxquels les souris blanches ont été plus permissives sont fort probablement des S. bovis et/ou hybrides S. bovis x S. haematobium. Ainsi, les espèces anthropophiles et celles zoophiles du groupe Schistosoma haematobium peuvent être distinguées de manière routinière par deux approches. La première, en disséquant des souris de laboratoire (Mus musculus albinos) 4 mois après leur mise au contact de l’eau contenant des cercaires obtenues après exposition à la lumière de mollusques infestés prélevés sur le terrain ; la seconde en comparant les profils obtenus après dénombrement des cercaires émises au cours de quatre tranches horaires bien choisies.


