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To Caesar what is not Caesar’s? Revisiting a statement by the bishops of the Central African Republic openly calling for civil disobedience À César ce qui n’est pas à César ? Retour sur un communiqué des évêques de Centrafrique incitant clairement à la désobéissance civile


Alexis N’Dui-Yabela

Abstract

At the outcome of an extra ordinary central african republic episcopal conference (CAREC), an episcopal announcement was delivered on November 2018. In subtance, the central african bishops demanded ‘’the church family people of God” and “faithfull men and women to boycott the celebration of the ceremony of the national day of the independance of the 1st December’’, considered as a non religious feast. This is a solidarity in memory of people dead during the assasination of people on november 15, 2018 in Alindao, a town located at the East. This assassination has caused the death of many people including two central african priests.   The next day following the publication of this episcopal announcement, two contradictory tendencies were confronted on press as well as social networks. From one side, we can have those who pretend to knwo everyrhings and those who are Cartesian skeptical about the episcopal announcement on the other side. Now that the tensions are over, this given study tend to analyse the episcopal announcement on the legal ground emphasing on the two folded preocupations of: an attempt to the central african positive law on one side and the judicial consequences learnt by the central african politicians on the other side.


 


Le 24 novembre 2018, à l’issue d’une session extraordinaire de
la Conférence épiscopale centrafricaine (CECA), un « communiqué
épiscopal » avait été publié. Aux termes de ce communiqué, les Évêques
de Centrafrique demandaient à « l’Église Famille de Dieu » ainsi qu’aux
« hommes et femmes de bonne volonté de s’abstenir des festivités du 1er
décembre », une fête non religieuse. Ceci par solidarité et dans le respect
de la mémoire des victimes des actes de barbarie perpétrés le 15 novembre
2018 à Alindao, une ville située à l’Est de la République Centrafricaine.
Ces actes de barbaries avaient coûté la vie à plusieurs personnes dont deux
prêtres centrafricains. Au lendemain de la publication du communiqué épiscopal, deux courants d’idées s’étaient vivement affrontés tant dans la presse écrite que
sur les réseaux sociaux. De façon schématique, on distinguait, d’un côté,
le courant de ceux qui pensent toujours avoir la science infuse et, de l’autre
côté, le courant de ceux qui cultivent un scepticisme cartésien à l’égard du
communiqué épiscopal. À un moment où les nerfs se sont complètement distendus, la
présente étude a essayé d’appréhender le communiqué épiscopal
uniquement sous l’angle du droit, en mettant en exergue une double
préoccupation : d’une part, les atteintes portées au droit positif
centrafricain par certains points dudit communiqué et, d’autre part, les
conséquences juridiques qu’en auraient normalement dû tirer les autorités
politiques centrafricaines.


Journal Identifiers


eISSN: 2710-4699